1:54… le film qui dépasse les attentes

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Yan England, réalisateur du film 1:54 (tiré de l’Agence Duchesne). Photo contribution : Julie Perreault.

De la visite inhabituelle en Acadie : Yan England a foulé les rues du Grand Moncton la fin de semaine du 12 et 13 novembre pour présenter le film 1:54 dans la cadre du Festival International du Cinéma Francophone en Acadie (FICFA). Celui qu’on a d’abord connu au petit écran dans « Watatatow » ou encore dans « Une grenade avec ça ? » perce depuis peu dans l’industrie du 7e art avec son court-métrage Henry, nominé à la 28e cérémonie des Oscars, puis maintenant avec son nouveau film sorti en salle en septembre dernier, 1:54.

« Le film 1:54, c’est pas juste un film sur l’intimidation, parce que si j’aurais juste voulu parler d’intimidation, j’aurais fait un documentaire » explique Yan England à la suite de la projection du film.

Les spectateurs entrent dans l’univers de Tim, un adolescent de 16 ans, timide et très intelligent. Doté d’un talent sportif naturel, il est malheureusement victime d’une intimidation qui lui met une pression constante sur les épaules et qui le poussera jusqu’au bout de ses peines.

Yan England met en lumière, au travers de la scénarisation, des éléments de sa vie qui le représentent et qui ont des valeurs importantes à ses yeux, surtout le sport.

« Je viens vraiment du milieu de la course, j’suis un coureur de 800 m, j’connais le milieu de la compétition. Depuis que j’ai 5 ans, je fais des compétitions de tennis, de natation, d’athlétisme. J’ai entraîné des jeunes à la natation de 6 à 18 ans en compétition. Puis, le milieu scolaire, je m’y connais beaucoup aussi! »

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Image tirée du film, Tim (Antoine Olivier Pilon) et Jeff (Lou Pascal Tremblay). Photo contribution : Bertrand Calmeau/Les Films Séville.

Depuis la sortie du film, les critiques sont unanimes : « Réalisé à la manière des blockbusters hollywoodiens », « un film stressant ayant une telle efficacité qu’elle vient chercher l’émotion », les médias n’ont que des éloges à donner au nouveau film. Le réalisateur avoue être victime de son succès, Yan England ne s’attendait pas à avoir une réaction aussi vivement positive :

« J’savais pas ce qu’allait être la réaction des gens, puis mon plus grand souhait c’était vraiment de faire vivre des émotions aux gens. »

L’ouverture au dialogue étant une part importante aux yeux d’England, il reçoit de nombreux témoignages qui abondent en ce sens chaque semaine, notamment de familles :

« Y’a des parents qui m’ont écrit pis y m’ont dit : ‘on est allés voir ton film avec toute ma gang; mes trois enfants, ma femme et moi, puis dans l’auto, y’a eu une discussion sur tout le chemin du retour, toutes les 20 minutes pour retourner à la maison’. Des grandes discussions le lendemain aussi. » raconte Yan England.

Une très longue file d’attente témoignait de la popularité plus que grandissante du film. C’est dans la salle 7 du Cinéma Cineplex à Dieppe que le public pouvait constater que la salle était pleine à craquer. Des personnes ont même dû se faire refouler à l’entrée.

En nomination dans la catégorie meilleur long métrage de fiction canadien aux prix VAGUES 2016 qui sera remis ce vendredi, le film 1:54 réalisé par Yan England met en vedette Antoine Olivier Pilon, Sophie Nélisse ainsi que Lou-Pascal Tremblay.

 

À propos
Journaliste CKUM
Anthony Azard est journaliste pour la radio communautaire CKUM. Récipiendaire du prix Méridia pour sa couverture des sports universitaires en 2018, il est en deuxième année du programme d’Information-communication. Il anime Le Point, couvre l’actualité du sud-est et de la province pour l’ARCANB. Il a aussi été collaborateur occasionnel à l’émission « La Route des 20 » sur les ondes d’ICI Radio-Canada Première.
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