Soirée Agora : une deuxième édition qui va au-delà des attentes

par Marie-Pier Cyr
Il s’agit d’une soirée particulièrement réussie qui a pris place au 63 le jeudi 20 novembre dernier. En effet, la deuxième édition de la soirée Agora a su rassembler les membres de la communauté universitaire et leurs proches sous le thème de la liberté d’expression et de son importance dans nos sociétés modernes. Par contre, la soirée ne s’est pas déroulée sans son lot de surprises…
 
Une soirée chargée en émotions et en activités
 
Organisé par le conseil des sciences sociales, la soirée Agora, en partenariat avec Amnistie internationale et la campagne Écrire, ça libère!, avait comme but de sensibiliser la population sur les enjeux sociaux telle que la liberté d’expression, ainsi que de supporter et de réconforter les multiples prisonniers d’expression à travers le monde. Pour se faire, les participants ont été invités à confectionner leur propres cartes d’encouragement afin de non seulement envoyer des mots de soutien aux prisonniers d’opinion, mais aussi pour faire pression auprès des gouvernements concernés pour que les prisonniers soient libérés. En tout, près d’une centaine de personnes ont pris part à l’événement : « J’étais extrêmement surprise du nombre de personnes qui [se sont] déplacées pour notre soirée. Ça me fait chaud au cœur de constater que des gens prennent action pour dénoncer  les injustices de ce monde. », nous partage Marie-Michèle Vienneau, celle qui était en charge du projet. La soirée s’est tout d’abord déroulée avec une conférence de Gabriel Blouin-Genest, professeur en sciences politiques à l’Université de Moncton, qui a su adresser les questions pertinentes quant à la liberté d’expression dans le monde moderne, et quelles sont les limites imposées à cette liberté aujourd’hui. À cette puissante conférence s’ajoutait la prestation de nul autre que Caroline Savoie, accompagnée par Philippe Desjardins, qui a électrisée la salle avec ses chansons bien connues par le public. Mais plus encore, la soirée Agora en a poussé plusieurs à se questionner sur la liberté d’expression et de leur propre impact politique.
 
Liberté et démocratie
 
« Si je dois absolument choisir une partie préférée dans la soirée, ça serait probablement voir les visages des étudiants ainsi que les gens de la communauté lorsqu’ils étaient en train de lire les l’histoires de ces dix prisonniers d’opinion. De les voir prendre le temps de s’informer et ainsi d’écrire un message directement écrit pour l’un d’eux… C’était touchant », témoigne Marie-Michèle Vienneau. Il s’agit en effet d’un message particulièrement important qui est transmis aux participants pendant la soirée Agora, soit que notre liberté d’expression n’est pas toujours respectée, et qu’en tant que société démocratique, on se doit d’y faire face et de mettre un terme à cette injustice. C’est là une opinion partagée par plusieurs des participants, dont Emma Emery : « Le fait qu’on peut parler pour ceux qui ne le peuvent pas, c’est ça la chose la plus importante. », affirme-t-elle. C’est aussi une opportunité de faire changer les choses au point de vue politique et de faire entendre la voix de ceux qui sont opprimés. « Ça serait encore mieux si on avait la présence d’acteurs politiques, comme des députés ou même le premier ministre. », poursuit Emma Emery. « Si nous, on est des leaders dans cette cause, où sont nos leaders? ». Chose certaine, avec le nombre important de participants à la soirée Agora, le message derrière ne va pas passer inaperçu. Et si l’un des leaders politiques de la province en a pris connaissance, un déplacement pour l’édition de la soirée Agora 2015 pour contribuer à la prospérité de notre société démocratique pourrait, qui sait, être envisageable… ou pas.

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