Un premier album complet pour Joey Robin Haché

par Justin Frenette

 
Nouvel album, nouvelle approche musical, nouveau début. Les 27, 28 et 29 novembre prochains aura lieu le lancement du premier album studio complet de l’auteur-compositeur-interprète de Nigadoo au cœur de punk, Joey Robin Haché.
 
L’album, intitulé Repaver l’âme, marque une transition pour l’artiste d’un son folk rock à saveur trash à un folk rock ambiant plus émotionnel. Joey explique que cette transition s’est surtout faite afin de revenir à ses sources, à ses vieilles ambitions musicales plus poétiques et recherchées que ce qu’il écrivait avec son ancien groupe, les Tavernaks. « Comme on le dit souvent, j’ai « calmé le loup ». C’est sur que dans le temps des Tavernaks, j’avais un fun sale à faire des spectacles trash insinuant la débauche et le je-m’en-foutisme que je semblais véhiculer dans ma musique, mais ca été une porte facile afin d’écrire des chansons à la musique trash et aux paroles coups de poings qui peut faire bouger le public et les inciter à venir faire le party. Rendu à 25 ans, j’ai voulu explorer autre choses. » 
L’album touche d’ailleurs des thèmes plus personnels que ses prédécesseurs, celui-ci traitant entre autre d’amour, d’anxiété, de faillite, de contemplation du temps, de rétrospection psychologique et d’altruisme.
 
L’écriture des chansons s’est surtout déroulée entre janvier 2014 et août 2014, avec certaines anciennes chansons qui ont été reprises, comme Corail les alentourset Nulle part est chez moi, afin de les rajeunir. Joey se dit particulièrement fier des chansons Huit clos et Exit. « Il y a eu beaucoup de travail d’arrangement sur ces deux chansons (surtout que la deuxième est une idée et une création de Guillaume Arsenault qui suit bien la première). Cette chanson en solo n’avait absolument pas la même facture qu’en studio, et c’était déstabilisant pour moi et pour les autres qui l’avaient entendue de manière solo. Alors, nous avons expérimenté comme il faut, en cherchant des sons et des sonorités intéressantes pour faire un bel emballage musical à la Sigur Ros/Karkwa/Pink Floyd/Fred Fortin. »
 
L’enregistrement a eu lieu au Studio Tracadièche, dans la ville de Carleton-sur-mer en Gaspésie. La totalité du processus d’enregistrement s’est fait dans un temps record de un mois, ce qui est exceptionnel d’après Joey étant donné le temps pris pour expérimenter avec différents sons et les factures musicales qui s’y trouvent. Joey affirme trouver autant d’avantages à l’enregistrement en studio qu’à l’enregistrement maison, comme s’est déroulé l’enregistrement de son album avec les Tavernaks, Loin-Noranda et son E.P., mais pour différentes raisons. « En studio et avec des professionnels, ca me permet de pouvoir produire un album dont le résultat est potable, mieux réalisé et accessible au grand public. A la maison, je me permets d’aller plus brute, plus expérimental, plus outside of the box avec peu de moyens d’enregistrements. Un peu comme à la Bon Iver, parce que j’aime vraiment sa manière d’enregistrer, même si ca fait friser les cheveux des ingénieurs de sons. 
 
Par contre, cette méthode maison est bénéfique pour certaines chansons, moins pour d’autres. »
L’auteur-compositeur-interprète s’avoue un peu nerveux par rapport au lancement de son album, mais tout-de-même assuré puisqu’il sera épaulé des musiciens ayant travaillé avec lui pour l’enregistrement de Repaver l’âme, dont Jean-Guy Leblanc (basse, contrebasse), Éric Dion (guitares), Éric Proulx (batterie) et Guillaume Arsenault (réalisation). « On a pris un bon mois à tout préparer la logistique des lancements et j’ai vraiment hâte de faire ces prochains spectacles/lancements ».

 

Partagez!