Quand arrive le temps des congés

par Valentin Dépret, rédacteur en chef
 
Il est déjà arrivé au moins une fois à chacun d’entre nous de se plaindre du temps. De penser que les semaines sont longues, trop longues et que le travail rend nos journées interminables. Mais lorsque les congés sont là, lorsqu’il est l’heure de rentrer dans nos foyers respectifs ou de partir en voyage, toutes ces pensées s’effacent au profit d’une toute nouvelle conception du temps : la nostalgie.
 
On se rappelle ainsi des premiers amis que l’on a rencontrés fin août, des activités d’été que l’on a appréciées début septembre ou bien même de la découverte de nos nouveaux cours. Une fois le congé arrivé, les longues heures de révisions, les rudes épreuves des examens, les fins de semaine surchargées, font soudainement partie du passé. La rentrée, qui symbolisait il y a seulement quelques semaines une étape nouvelle dans la vie de chaque étudiant de l’Université de Moncton, n’est désormais qu’un vague souvenir. Et lorsque nous quitterons nos salles de cours à la fin de la semaine, elle sera loin, déjà très loin.
 
Car la semaine d’études est avant tout une période de décompression. Une semaine où l’on oublie, l’espace de quelques jours, les exigences de notre quotidien à l’Université. C’est une occasion de s’aérer l’esprit, de penser à autre chose, mais avant tout de se reposer. Le repos, voilà une activité où le temps n’est plus important. Où, soudain, la déferlante des secondes laisse place à l’apathie des heures.
 
Et le temps, chacun de nous l’occupera différemment. Les voyages seront sûrement l’activité principale des étudiants internationaux. Car ces derniers n’ont bien souvent pas assez de temps pour rentrer dans leur pays d’origine et retrouver leur famille et leurs proches. Un mal pour un bien. Car l’occasion est parfaite pour découvrir de nouveaux horizons. Des pays qui nous sont parfois méconnus. Certains pourraient par exemple avoir l’envie de traverser la frontière au sud et parcourir les Etats-Unis, le Mexique, et pourquoi pas même l’Amérique du Sud. Quel que soit le pays choisi, l’expérience a peu de chances de décevoir tant il est enrichissant et plaisant de partir en quête de nouvelles cultures.
 
Pour les étudiants canadiens originaires d’autres provinces, ces précieux jours de repos pourraient peut-être leur permettre d’être charmé par leur « nouvelle » province, une province différente de la leur. Car le Nouveau-Brunswick a de grandes spécificités, parfois inconnues au-delà de ses frontières. Le moment peut donc être idéal pour explorer sa beauté mais, plus généralement, celle de la côte Est. Il suffit de jeter un simple regard sur les territoires du littoral Atlantique Canadien. La ville d’Halifax, la baie de Fundy ou encore l’île du Prince Edouard sont autant d’opportunités de découvrir des paysages fascinants. Sans oublier l’Acadie historique qu’il s’agit de connaître pour quiconque souhaiterait en percer tous les secrets.
 
Enfin le congé est certainement, pour les néo-brunswickoises et néo-brunswickois, une période où le choix est difficile, car tout est possible. Ce sont certainement les étudiants dont les activités seront les plus différentes les unes des autres. Passer de bons moments en famille, étudier, parcourir le Canada, quitter le continent américain, le choix est grand. Certains d’entre eux pourraient même essayer, pourquoi pas, de faire tout cela en même temps ! Mais là le temps reprendra son avantage, et les secondes s’égraineront plus vite, encore plus vite au rythme des aventures vécues.
 
Un rythme que d’autres choisiront tout de même de ralentir. En restant à l’Université par exemple. Dans ce cocon que l’on aime fréquenter au-delà des cours. Ce campus que l’on voit tous les jours mais qui, même en congé, a toujours ce petit quelque chose qui nous donne envie d’y rester. Des activités, des ateliers et même une observation astronomique y sont même prévus la semaine prochaine. Quoi de plus reposant que de rester là où l’on se sent bien, au cœur de la communauté étudiante.
 
Le temps, c’est tout l’enjeu des congés de cette fin de semaine. Les uns n’y verront aucun changement, d’autres le ralentiront, d’autres encore accéléreront. Chacun se reposera au rythme de sa propre montre et de ses propres aiguilles. Le principal étant que nos activités nous préparent, d’une façon ou d’une autre, à reprendre le travail pour plusieurs semaines, en attendant … le prochain congé.

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