L’école de sciences infirmières accueille quatre étudiants de la Suisse

Par Emily Briand

 
Ce semestre, quatre étudiants de la Suisse ont accepté de venir au campus de Moncton pour effectuer un semestre de leurs études. Motivés par l’aventure, le paysage canadien et les attraits d’une petite ville, Eloïse Davet, Camille Déprés, Joachim Maury et Valerio Salvetti ont rejoint la classe des 4e années en sciences infirmières.
 
Un voyage qui se planifie en avance
 
« Je voulais déjà venir une année en arrière, mais les délais étaient trop courts, ça faisait trop rapide pour faire les démarche, du coup. J’ai repoussé à cette année et j’ai fait la demande auprès d’une professeure en Suisse qui s’occupe des relations internationales, qui a contacté M. Doucet. Je pense ça a bien pris six mois de papiers et d’attente, de visites, (…) pour valider les vaccins… », explique Mme Davet.
M. Doucet est un professeur à l’École de sciences infirmières qui avait déjà enseigné en Suisse à l’école de M. Maury « Il a gardé beaucoup de liens avec les profs », explique-t-il. «Il nous a envoyé le programme de l’année passée, comme ça on choisissait nos cours. Aussi on a déjà deux étudiants qui sont partis les deux années précédentes qui avaient fait une petite revue, en effet. Ils expliquaient comment se passaient les cours, comment c’était, l’université, où on pouvait acheter à manger… ».
 
Un système de soins de santé différent
 
Nos aventuriers n’ont pas seulement eu à faire avec une nouvelle école, mais aussi un système de santé différent. « On a une caisse-maladie obligatoire pour tout le monde. On peut avoir une assurance de base qui couvre tout ce qui est traitement dans la région où on vit. Il faut qu’on paie pour ça, en tout cas, dans mon cas, si je fais le calcul, c’est 300$ à peu près par mois », souligne M. Salvetti. « Il y a beaucoup de discussions là-dessus et maintenant ils sont en train de voir s’ils ne veulent pas changer le système du caisse-maladie et tout ça. Donc, c’est toujours en discussion, un sujet de l’actualité. », ajoute M. Maury.
 
Une expérience satisfaisante
 
« Depuis longtemps, je voulais découvrir ce pays pour ses paysages, pour sa culture, pour la langue aussi. », dit Mme Davet. Selon M. Salvetti, les Canadiens ont été très ouverts à leur présence : « Ils sont toujours prêts à nous accueillir, à nous guider, si on a besoin de l’aide… Ça, ça m’a bien frappé ». De son côté, M. Maury est du même avis : « Les relations sont tellement simples; les gens viennent vers nous pour discuter, ils sont prêts à nous aider et à nous accompagner. C’est vraiment très, très agréable.

Partagez!