Notre place dans le monde

Nous voici à la toute fin d’une importante ère dans l’histoire du Front. Le journal tirera sa révérence en format papier dès la semaine prochaine, pour être de retour sur le web uniquement en janvier prochain. Eh oui, la transition complète au format numérique est à nos portes, et, en hommage à tous les contributeurs du Front dans ses 35 années d’existence sur papier, cet avant-dernier éditorial imprimé fera état de l’important rôle qu’occupe le journaliste dans notre société.

Quelle est la place du journaliste en société? C’est celle d’être le chien de garde de l’intérêt public, c’est de poser les questions qui méritent d’être posées, de diffuser l’information qui est à la fois juste, pertinente et équitable. Le journalisme est nécessaire dans toute société puisqu’il permet de faire le lien entre les gouvernants et les gouvernés, les élus et le peuple, le chef d’entreprise et le grand public, sans pour autant promouvoir les intérêts ou l’agenda de l’un ou de l’autre.

Le journalisme stimule les débats, entretient les discussions sur les sujets qui nous tiennent à cœur et permet des échanges réfléchis et informer. Le travail du journaliste permet au lecteur de se former une opinion éclairée sur une situation donnée en prenant en considération les deux côtés de la médaille, en étant conscient des pours et des contres.

Dans cette ère de la numérisation et d’échanges au niveau planétaire, le journalisme permet le passage rapide de l’information et de la nouvelle qui touche la qualité humaine en nous tous. On note également l’apparition de plateformes qui donne la chance au public d’interagir et de contribuer au travail journalistique en prenant part au partage de l’information et de l’opinion publique.

On s’entend qu’il s’agit d’une vision plutôt lyrique et idéalisé du travail du journaliste, comme tout métier possède en fin de compte. En fin de compte, ce ne sont pas tous les journalistes et les journaux qui adhèrent à cette vision éthique et moralement correcte. Mais il s’agit d’une ligne de conduite noble, celle de la poursuite de l’information exacte dans l’intérêt du public et, ultimement, dans le but d’assurer la survie de la démocratie.

La presse et ses médiums évoluent, mais ça ne veut pas nécessairement dire que le travail du journaliste prend fin pour autant. Au contraire, il s’adapte, se modifie afin de répondre aux nouveaux besoins du public, celui d’avoir l’information la plus exacte et la plus objective le plus rapidement possible.

En passant au numérique, on fait face à de nouveaux défis, telle la rapidité de la diffusion de l’information, la culture du commentaire et celle du journalisme citoyen. C’est une nouvelle aventure qui nous attend, mais nous espérons que le reste de la communauté universitaire sera des nôtres pour un autre 35 ans et plus encore.

Partagez!