Samuel LeBlanc: philosophe, économiste et chargé de cours dévoué

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Chargé de cours en philosophie à l’Université de Moncton pour 11 ans, Samuel LeBlanc est un grand lecteur avec une énorme passion pour l’enseignement. Photo contribution de Samuel LeBlanc.

Dans la vie universitaire, rien n’est plus inestimable à l’étudiant qu’un professeur dévoué à sa réussite. Pour tous ceux ayant eu la chance d’étudier sous l’oeil attentif de Samuel LeBlanc, chargé de cours à l’Université de Moncton dans le département de philosophie, cette vérité se transmet par une passion infectieuse lors des heures de cours, ainsi qu’une énorme accessibilité consultative à ses étudiants.

Ponctuel par définition, calme et prose de manière, il s’assoit pour accorder au Front une entrevue portant sur sa personne, son parcours universitaire, ses méthodes d’enseignement et, bien sûr, ses intérêts philosophiques.

Un parcours aussi large que ses intérêts

Originaire de Baie Sainte-Anne, Samuel LeBlanc a vécu l’essentiel de son enfance à Moncton au Nouveau-Brunswick. Débutant ses études à l’Université de Moncton, il obtint son baccalauréat en économie, pour ensuite faire sa maitrise à l’Université de Montréal. Il complète son deuxième bacc à l’Université McGill, cette fois en philosophie avec une mineure en études allemandes.

Plus tard, il achève un troisième bacc en enseignement à l’Université de Moncton pour enfin poursuivre l’étude de son doctorat en philosophie de l’éducation à l’Université du Nouveau-Brunswick, pour lequel il lui reste environ un an avant complétion. Ceci sera donc sa dernière session d’enseignement à l’Université de Moncton.

Il possède aussi de l’expérience de travail comme économiste dans l’Institut canadien de recherche en développement régional ainsi qu’à Industrie Canada.

Chargé de cours et nettement passionné

Ayant travaillé comme chargé de cours universitaire en philosophie pendant 11 ans, Samuel LeBlanc emploie une philosophie particulière par des méthodes d’enseignement qui la reflètent.

S’inspirant d’abord d’un point de vue de Heidegger, ce dernier disant que « nous sommes tous orientés vers la mort », LeBlanc prend en compte la notion du temps limité en fonction de son enseignement: « (…) ça permet de valoriser non-seulement le temps d’enseignement, mais aussi le temps que les étudiants dévouent à leurs apprentissages », explique-t-il.

Une façon qu’il choisit d’appuyer cette croyance est par sa marque de commerce en enseignement, soit l’exigence de questions hebdomadaires de ses étudiants. Chaque semaine, suite à la lecture d’un chapitre du manuel de cours, ses étudiants doivent soumettre une question intelligente ayant un maximum de 500 caractères. Ensuite, contrairement à ce qu’on lui conseille, LeBlanc entame non seulement la lecture, mais émet aussi une rétroaction à chacune des questions soumises, même pour les classes comportant parfois plus de 80 étudiants.

Il dit avoir lu, répondu et corrigé près de 9000 questions lors de la session d’hiver 2016.

« C’est la meilleure façon que j’ai de connaître le degré ou la qualité d’écriture de mes étudiants, de les aider et savoir ce qu’ils comprennent et ne comprennent pas… Ça fait un renouement constant à chaque semaine. C’est impossible que ce soit ennuyant », exprime-t-il.

Sensible à la gêne qui peut parfois saisir les étudiants lorsque vient le temps de parler en classe devant un grand groupe, il dit que les questions hebdomadaires donnent également la chance à tous les étudiants d’exprimer ce qu’ils ont à dire, en plus d’ouvrir la discussion à une panoplie de points de vue:

« Il y a parfois des sujets qu’on n’aborde pas, qui peuvent être inconfortables, gênants, troublants ou carrément ennuyants, mais à force de creuser l’imaginaire et de partager, je me rends compte qu’une très grande majorité de mes étudiants ont des points de vue intéressants et à développer à l’égard de ces thèmes », explique-t-il.

S’intéressant au parcours de l’étudiant comme sujet de sa thèse de doctorat, inutile de nier le dévouement et l’intérêt que porte Samuel LeBlanc envers ses étudiants.

Conseils d’un lecteur vorace

Samuel LeBlanc tire des influences d’une énorme variété d’auteurs, notamment Linda Zagzebski et Aristote, mais il insiste toutefois que le fait de tout simplement plusieurs influences découle de lectures variées. Parmi ses nombreuses références prises de récentes lectures, il recommande aux étudiants qui cherchent à se familiariser avec la philosophie les auteurs Jean-Jacques Rousseau, Platon et Jean-Paul Sartre.

Enfin, pour les étudiants qui s’intéressent aux études supérieures, LeBlanc donne six conseils:

  1. Entrez en contact avec votre département; identifiez-vous.
  2. Soyez persévérant; le plus rigoureusement que possible.
  3. N’ayez-pas froid aux yeux
  4. Gardez un équilibre; il faut avoir un esprit sain dans un corps sain
  5. Soyez conscients de ce qui est attendu de vous; obtenez ces indications.
  6. Postulez pour les grandes bourses, même à l’échelle fédérale; il faut commencer tôt.

Accessible par presque tous les moyens, dévoué à la réussite de ses étudiants de façon qui dépasse toute attente initiale, on le dira à maintes reprises: Samuel LeBlanc est l’enseignant modèle. Que ce soit par ses méthodes engagées d’enseignement ou par l’esprit dynamique qu’il transmet dans ses cours, la passion que Samuel LeBlanc démontre auprès de ses étudiants n’est rien de moins que phénoménale et contagieuse.

À titre de sa propre demande, on vous invite à lui envoyer un courriel pour toute question que vous voudriez lui poser: samuel.leblanc@umoncton.ca

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