À la rencontre d’Élizabeth Bordette, étudiante en génie et athlète au cross-country

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Élizabeth est presque une étudiante comme toutes les autres, mais elle pratique, en plus de ses études en génie, le cross-country. Allons à la rencontre de sa passion à travers ce témoignage.
Parle-moi de toi
Mon nom est Élizabeth Bordette, je suis Haïtienne et je suis en deuxième année de génie civil. J’aime beaucoup le génie civil parce que la construction pour moi, c’est comme l’art, l’art de construire quelque chose qui sera à la communauté. J’aime beaucoup l’art et tous ses aspects. J’aime de peindre, écrire chanter, lire, (…). C’est la raison pour laquelle je suis à l’Université de Moncton, même si ce n’était pas mon choix initial. Je suis chrétienne, je suis aussi dans les groupes chantant à l’église Sunny Brae Baptist Church, et puis maintenant, je fais partie du Youth Group. Je fais partie de Mosaïque, un groupe d’Haïtiens, des Africains et des Canadiens.
Qu’est ce qui t’a motivé pour le cross-country?
En premier lieu, j’avais toujours envie de participer à l’athlétisme, mais j’avais des amis qui sont au cross-country. J’ai vu comment ils ont pratiqué et comment ils ont développé leur talent de course. J’ai vu que ça développe un sens de l’endurance. Pour faire partie de l’équipe d’athlétisme, je voulais vraiment faire partie du cross-country pour développer cette endurance-là. C’est ce qui m’a motivé à faire de la course spécifiquement. Depuis petite, je courais toujours dans les sports de l’école et j’étais une des premières. J’étais une des étudiantes qui était vraiment rapide partout. Puis, au secondaire, il y avait un professeur qui m’a dit : « Hey! Pourquoi tu ne ferais pas de l’athlétisme. Tu peux vraiment le faire! ».
Durant ma première année, j’étais vraiment trop chargée, je ne pouvais pas rentrer dans une équipe. Néanmoins, pendant la deuxième année, il y avait une amie, Naomi, qui m’a conseillé comme beaucoup d’autres personnes. Au début, j’avais peur parce que ça faisait longtemps que je n’avais pas couru. Et puis, quand je suis allé à la première pratique, le coach même m’a encouragé. Il m’a dit : « Wow! Pour quelqu’un qui n’a pas couru depuis longtemps, je crois que tu es en forme. Je pense que tu as beaucoup de potentiel ». Ça m’a motivé à continuer le cross-country. C’est vraiment différent de l’aspect athlétisme, mais je pense que c’est vraiment amusant de courir dans les bois avec l’air dans le visage. C’est vraiment cool et mes collègues sont vraiment gentils, ils m’aident. Je suis toujours derrière pour l’instant, mais pour quelqu’un qui n’a pas couru depuis longtemps et qui n’a jamais fait de cross-country, je pense que je peux y arriver et c’est cool.
Décris- moi une séance typique de cross-country
C’est vraiment intense parce que tu peux courir deux heures de temps non-stop. Tu as besoin de beaucoup de souffle et tu as besoin d’être vraiment hydraté, et c’est pour ça qu’on nous conseille de manger beaucoup de fruits. Et puis, tu as vraiment besoin de beaucoup de souffle parce que tu cours, tu cours, tu cours sans t’arrêter, c’est vraiment beaucoup d’énergie. Il faut faire attention à comment est-ce que tu cours dans le bois pour ne pas tomber pour te faire mal. (…) C’est plus intense, car tu as besoin de beaucoup d’endurance.
Comment l’entrainement se passe?
Il y a deux manières. La première manière, c’était au premier entrainement. La première fois, c’était vraiment drôle parce que le coach a dit : « Ok, on va juste se réchauffer ». Par la suite, j’ai vu qu’on était en train de courir deux ou trois kilomètres, on ne s’arrêtait pas et puis c’est non–stop!
Le deuxième aspect, on se réchauffe par un peu de jogging et puis on s’arrête quelque part et on fait quelques kilomètres pour 30 minutes et on se sépare par niveau. C’est quand même un bon entrainement. Ça permet de développer le corps.
Comment vous allez faire les entrainements en hiver?
Ce que le coach m’a dit qu’on le fait juste cette session d’automne. C’est seulement l’athlétisme qui se fait pendant l’année entière. Les endroits qu’on a l’habitude de parcourir sont couverts de neige. C’est vraiment difficile de courir dans ces températures.
Comment tu t’organises pour faire cette activité avec les cours et tout ça?
C’est vraiment dur, mais je voulais tellement le faire. On a des répétitions les mardis et les jeudis après-midi. Le coach a essayé de mettre les répétitions les mercredis. Le mardi, c’est plus intense. J’essaie de m’organiser comme courir toute seule quand je ne peux pas être à l’entrainement. Les samedis matin, on a des compétitions, ce n’est pas mal. Je considère ça comme si c’est un cours que je devais prendre.

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