Ah! La France et ses préjugés…

par Madeleine Arseneau

Mise en situation:
Je suis étudiante en troisième année en Sciences politiques à l’U de M +
Depuis plusieurs années, voyager en Europe est l’un de mes objectifs de vie =
Cette année, j’étudie à l’Institut d’études politique de Lille (aussi connu sous le nom de l’IEP ou Scpo Lille) avec l’aide du Service de mobilité internationale (SMI) de l’U de M.

Depuis le grand départ (le 31 août), je ressens des sentiments étranges et ambivalents. Dès que tu es arrivé, le choc culturel te frappe en pleine face; tu rectifies tout de suite les préjugés que tu avais sur l’endroit maintenant habité.

On observe de loin la France comme terre de nos ancêtres, comme un endroit très romantique…

C’est aussi un État où c’est très compliqué côté documentation ( j’devine que c’est comme ça partout?)… Franchement! Assurances pour ci et pour ça, après un visa reçu chez nous avant le grand départ, il nous faut également une carte d’identité civile, s’inscrire formellement en tant qu’étudiant à notre nouvelle Université. Qui dit assurance, carte d’identité civile ou inscription étudiante dit évidemment documents à remplir… Beurk!

Je vous donne un deuxième exemple: nos cours en ligne ne sont pas prêts, et nous devons tous nous inscrire d’ici vendredi prochain (le 9 septembre). Et selon le prof qui s’occupe des étudiants internationaux (et en fait, tous les autres étudiants avec qui j’ai jasé de ça…); «C’est normal, c’est la France!». Ah ouais?… ok?

On lit la mise en situation comme quelque chose de beau, de plaisant, comme un moment de vie riche en expériences…

C’est aussi un moment de ta vie ou tu dois être un mode survie pour les premiers jours(et j’imagine les premières semaines!). Tes points de repère n’existent plus de tout, plusieurs choses sont différentes, et t’arrêtes pas de comparer avec chez toi.

Pis, il faut vraiment que tu t’attendes à ne pas te faire comprendre du tout et te faire dire: « Ah! Tu es canadien! Tu es donc québécois!». Comme si les deux étaient directement liés! Quand nos chers cousins français apprendront-ils que nous, acadiens, sommes leur première descendance sur le Nouveau Continent?

On imagine les Français comme amicaux, avec une baguette sous le bras, un chandail rayé, un béret et qui gambadent gentiment dans le Champ de Mars devant la Tour Eiffel…

Amicaux, je suis très d’accord. Quand même, ceux qu’on a croisés pour le moment ont été très gentils avec nous, pour des directions, des questions touristiques. Si c’est spécifique au nord de la France, on verra bien! Par contre, olé, ça chiale parfois! J’m’explique: en sortant du TGV (train à grande vitesse) à Lille, nous étions plusieurs dizaines de voyageurs. Cependant, il y avait des escaliers/ascenseur de bloqués, qui nous obligeait comme voyageurs, de seulement utiliser le seul escalier/ascenseur qui fonctionnait, ce qui faisait un petit bouchon et qui ralentissait un peu la masse. OK, tous ceux qui étaient près de moi chialaient comme si leur vie dépendait du 5 minutes qu’ils allaient perdre en attendant leur tour! Ils étaient pressés en tout cas!

Bref, une arrivée pleine de chamboulements. Mais Lille, c’est très charmant comme ville…

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