Alerte au feu sur le campus !

Par Valentin Depret
 
L’alarme incendie a résonné dans toutes les allées du campus. Dans la nuit du jeudi 4 au vendredi 5 septembre, vers minuit, la résidence Lefebvre, aux portes de l’université de Moncton, s’est réveillée au son strident des alarmes à feu. Une température anormalement élevée a été détectée par les capteurs présents dans la structure.
 
Des planchers brûlants
 
A l’origine de l’incident, une défaillance dans la machinerie. « Un problème mécanique a provoqué le déclenchement d’une soupape de sécurité à vapeur » précise Charles Maillet,  directeur du service d’entretien et de réparation à l’université de Moncton. « C’est ce qui a amené une chaleur plus intense au plancher près de la situation ». Mais ce dernier se veut serein : « ni l’édifice ni personne n’était en danger » assure-t-il.
 
Du côté du service de sécurité du campus, on dédramatise la situation. « Il n’y a heureusement pas eu de feu, juste une température excessivement chaude dans le bâtiment ». De quoi rassurer les résidents les plus anxieux.
 
Car pour la plupart des étudiants de la résidence, qui s’apprêtaient à se coucher, la nuit fut plus mouvementée que prévue. Evacués et accompagnés devant le pavillon Adrien J-Cormier, de l’autre côté de la route, ils racontent leur surprise. « Il y avait deux ou trois gros camions de pompiers et un 4×4 » raconte l’un deux. « Les alarmes ont sonné pendant un long moment, même après le départ des pompiers, mais personne n’a paniqué» ajoute-t-il.  
 
Un événement pas si nouveau
 
Il faut dire que ce n’est pas la première fois que ce type de mésaventure se produit. « Cette situation arrive de temps en temps dans nos édifices » admet Charles Maillet. Quelques mois plus tôt, les pompiers étaient déjà intervenus pour des faits similaires, à la résidence Lafrance, près de l’entrée du campus.
 
Il s’agit désormais de chercher à anticiper les dysfonctionnements à l’origine de ces incidents à répétition. De sorte qu’à l’avenir, les résidences universitaires du campus de Moncton soient épargnées par de tels scénarios. Ironie du sort, un exercice d’évacuation avait eu lieu quelques heures auparavant sur le campus, à la résidence… Lafrance.

Partagez!