Anatomie présidentielle

Huit, comme la date où les élections présidentielles des États-Unis d’Amérique ont finalement eu lieu en novembre, mais aussi un huit mesuré sur l’échelle de Richter concernant l’impact que celles-ci ont eu au niveau mondial. Cette aventure remplie de revirements de situation a fait parler tout le monde pendant plusieurs semaines et mérite un retour sur quelques-uns des meilleurs scandales.

Scandales des États-Unis

Le lendemain du grand dévoilement, on n’en croit pas ses oreilles, on se frotte les yeux comme pour se réveiller d’un étrange rêve : Donald Trump est maintenant à la tête du pays. Pour certains, la nouvelle est tombée comme un cheveu sur la soupe et pour d’autres, on fait des pieds-de-nez en criant « victoire! ». Pour une élection que tous croyaient être dans la poche pour Hillary Clinton, on est resté bouche bée devant les résultats lorsque Trump a gagné haut la main. Les réactions du public ont été très diverses. Pour se vider le cœur, des protestations dans les rues ont commencé, devenant parfois violentes, et des parades du groupe extrémiste KKK ont démontré leur satisfaction. Certains, voulant prendre leurs jambes à leur cou, ont réussi à faire vivre un « crash » au site d’immigration de Service Canada. D’autres ont commis des actes criminels haineux, comme créer des graffitis avec des symboles nazis et des messages racistes. On crache au visage et on pointe du doigt, c’est la cacophonie totale chez nos voisins les États-Unis.

Scandales de Donald Trump

L’homme à l’épiderme orangé s’est pris pour la cuisse de Jupiter en donnant sa nomination pour le poste de présidence du pays. N’ayant aucune expérience politique précédente, il est arrivé les mains vides et pourtant, grâce à sa grande gueule et à son estomac solide, il ne s’est pas laissé marcher sur les pieds. Celui qui n’a pas froid aux yeux a montré ses crocs et a sorti sa langue de vipère plusieurs fois avec des commentaires tout-à-fait désobligeants, ce qui a plu à une classe de gens moins souvent exposés ou appelés à prendre la parole sur le plan politique. Trump s’est donc armé de bigoterie et de haine jusqu’au bout des ongles. En plus d’avoir accès aux parties génitales des femmes en un clin d’œil selon lui, il a aussi le poids de tout un mur raciste sur les épaules. Malgré ce cœur noir, il arrive à dormir confortablement sur ses deux oreilles maintenant qu’il est président du pays le plus puissant au monde. Quel bel exemple à donner aux enfants : continuer de faire des crises de colère peut parfois donner le résultat espéré.

Scandales de Hillary Clinton

Malgré le fait qu’elle soit la candidate ayant une tête sur les épaules, cette dame au sourire pincé est tombée sur son derrière la semaine passée. Avec toutes ses tentatives pour être « cool », Hillary ‘The Dab’ Clinton a obtenu le plus de votes et était le choix presque unanime de la jeunesse américaine, mais la démocratie ne fonctionne pas ainsi. Elle a surement oublié de se croiser les doigts, étant trop occupée avec une enquête de courriels révélée non conclusive. Cette histoire qui tentait de tirer des vers de son nez en fouillant dans ses courriels n’était qu’un membre fantôme, un mal provenant de quelque chose qui n’existe pas. Ce scandale l’a attaqué et s’est accroché comme une tumeur, pourtant, une dizaine de jours avant le scrutin. En plus de cette affaire, les médias se sont concentrés plusieurs fois sur les anciennes aventures sexuelles de son mari. Lien complètement incompréhensible puisqu’elle n’avait aucun rôle à jouer dans cette histoire, sauf d’être la porteuse d’un appendice dégoutant. Ses compétences en politique sont bien supérieures et auraient dû lui permettre de se démarquer du niveau de téléréalité « kardashian-style » qu’on lui attribuait.

Avec tous ces artifices, on peut comprendre pourquoi les minorités raciales, les personnes de sexualités marginalisées et les femmes en général aient la chair de poule en pensant aux quatre prochaines années.

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