Arthur Comeau en a fini avec les boybands

« Le boyband, c’est moins intéressant pour moi astheure », lance Arthur Comeau quelques instants avant son spectacle au Centre culturel Aberdeen le 25 septembre dernier, où il a partagé la scène avec ses acolytes du label Tideschool, Micheal à Victor et JonahMeltWave. « On est toute des individus, but quand on se met ensemble, c’est comme la Tideschool bus. Beaucoup de monde va dire : c’est ton premier album solo, ben c’est pas un album solo, Jonah et Micheal ont travaillé sur l’album», rajoute le natif de Meteghan en Nouvelle-Écosse en référence à l’album qu’il a lancé ce soir-là, Prospare.

Comeau n’est pas amer de son expérience dans le groupe Radio Radio, dans lequel il avait le rôle du mixeur de musique et de rappeur, mais il reconnait que dans sa vie à Montréal « j’étais dans le bus, mais y a quelqu’un d’autre qui drivait, mais astheure chu dans la bus, mais c’est moi qui drive »

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Arthur Comeau, Jonah Melt Wave et Michael à Victor. Photo Gabrielle Viger

Quand on lui demande pourquoi il s’est associé à Micheal à Victor et à JonahMeltWave, Arthur Comeau explique qu’avec Radio Radio « c’était plus moi qui faisais toute la musique, pis le reste du monde, c’était plus les labels pis du monde qu’avait la vision « entertainement buisness », tandis que là astheure, tout le monde que je suis entouré par, c’est des artistes. Donc, on dirait que la conversation est plus active. Tout le monde est en train de « pitcher-in » pour créer tcheque affaire. »

L’identité « acadjun » de la Nouvelle-Écosse

« Moi j’ai tout le temps trouvé que la culture, c’est « undercurrent ». Du moment que t’essayes de mettre ça dans la face du monde, ça vient manière de plate. Pour moi la vraie culture, c’est indéniable; si toi tu sens que c’est indéniable, eh bien c’est vrai. Moi je me sens de même about la musique, donc, je me dis que ça y’est vrai », raconte Arthur Comeau quant au lien entre la culture de l’Acadie de la Nouvelle-Écosse et sa musique. Mais s’il pouvait faire connaitre son Acadie au reste du monde, il voudrait que ce monde sache que leur musique est « sur un « world class level », pis on est en train de la bâtir. Surtout à la baie Sainte-Maire, la tradition est vraiment forte, mais du monde comme nous autres, on est plus moderne. »

À Moncton

Lorsqu’il est questionné sur ses sentiments à l’égard de Moncton, Arthur Comeau n’hésite pas : « Moncton, c’est « mad », « mad » dans le sens de la baie, qui veut dire que c’est super, parce que c’est comme LA ville acadienne. J’ai tout le temps dit, si que Moncton était la size de Montréal, ça serait une des tops trois villes dans le monde, juste à cause la « vibe » d’icitte. C’est une toute petite ville, mais la « vibe » est forte pis il y a un esprit de communauté qu’est fort. Pis peut-être parce que t’as du monde qui vient de tous les coins de l’Acadie ici, ça fait un différent feeling. Beaucoup des villages acadiens ont quand même une mentalité assez conservatrice. Mais à Moncton, t’as quand même ce « feeling » là de métropole. Je crois que c’est beaucoup l’héritage à Gérald LeBlanc, lui quand qu’il parlait de Moncton, tu croyais que c’était New-York. Pis Aberdeen, c’est comme « Moncton times Moncton ». T’es dans un lieu sacré pis incroyable. »

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Photo Gabrielle Viger

Écoutez l’entrevue d’Arthur Comeau et la Tideschool sur l’émission « Étouffe-toi pas » de CKUM 93.5!

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