Attends… woah… qu’est-ce qui a vraiment été dit?

Des réponses aux questions du gérant de campagne du candidat adverse lors du débat sont prises hors contexte et postées sur « Spotted at Umoncton ».

Les médias sociaux se sont vivement enflammés hier soir, plus particulièrement la page « Spotted at Umoncton » qui suscite tant de controverse lors de sujets chauds. À la suite du débat électoral de mercredi, un autre débat s’ouvrait, celui sur les propos finaux de Tristian Gaudet.

Revenons sur les faits. La présidence d’élection, Jonathan Clavette, sans avoir passé par l’équipe de CKUM et du journal Le Front, a décidé mardi que les gérants de campagne avaient la permission de poser des questions lors de l’ouverture au public. Acceptant la décision de la présidence d’élection (puisque l’équipe électorale n’avait plus trop le choix, vu la supériorité du statut de la présidence d’élection), les médias ont procédés avec la nouvelle formule du débat concoctée par les journalistes pour l’édition 2017 en tenant compte des propos de Clavette. Ce qui se voulait une plateforme d’échange de questions sur les enjeux de la campagne électorale est devenu une bombe à retardement.

Alors que les candidats sont invités à passer dans une formule panel de discussion avec des questions du public, les candidats répondaient aux questions posées sur les médias sociaux. La dernière question était posée par Guillaume Pelletier, gérant de campagne de Serge Abié Zably, étant dirigée à Tristian Gaudet, le candidat rival de Zably, et fut la suivante : « En 2014, la FÉÉCUM s’est dotée d’une politique d’éthique afin de mieux encadrer les conflits d’intérêts. La politique d’éthique de la FÉÉCUM définit un conflit d’intérêt comme suit : un conflit d’intérêt est une situation réelle ou potentielle qui peut parfois résulter à un bénéfice direct ou traditionnel à la personne impliquée en raison de sa position, de son influence, de ses tâches à l’intérieur et pour le compte de la FÉÉCUM. Après avoir complété un mandat d’un an, on s’attendrait à ce que vous connaissiez bien la politique d’éthique de votre fédération. Pourquoi avoir choisi de signer votre plateforme en signant votre plateforme de votre titre d’office de v.p. exécutif ? »

La réponse finale de Gaudet a été simple : « Quand j’ai mis ma signature automatiquement, que j’utilise normalement puisque je suis vice-président exécutif, j’utilise cette signature-là toujours. Puis une fois que ça été souligné, je l’ai tout de suite changé à mon adresse personnelle. C’est pas un enjeu, je crois que c’est quelque chose que Guillaume, le gérant de campagne à Serge, a souligné qui n’a pas vraiment d’une grande importance. Tant qu’à moi je ne vois pas le problème plus que ça. »

Une citation inventée?

Généralement, le travail journalistique consiste à résumer le plus brièvement possible une nouvelle SANS déformer les propos de l’interlocuteur. L’une des raisons pourquoi les deux dernières citations étaient entières, c’est pour comprendre la nature de la soi-disant polémique. Tout d’abord, le candidat à la présidence n’a aucunement dit que la politique d’éthique de la FÉÉCUM n’est pas importante.

Est-ce un enjeu ? Y avait-il un conflit d’intérêt ? Gaudet effectue toujours un mandat à la FÉÉCUM, tout comme Alexandre Cédric Doucet qui est présentement à l’extérieur de la province pour une représentation dans le cadre de ses fonctions. Ce qui signifierait que le point de Pelletier prétendrait aussi que Tristian et Alexandre serait déjà en conflit d’intérêt dû à leurs présents mandats.

L’équipe de journalistes analyse la campagne depuis le début de la semaine dernière. Selon nos observations, il n’est pas tombé dans l’œil de la rédaction que Tristian avait exercé son pouvoir de vice-président exécutif pour tenter de se faire élire. Ses affiches ne portent ni la mention de son poste à la FÉÉCUM, ni le logo de la fédération et ce dans toutes ses publicités électorales. Au dernier débat, il a indiqué ce qu’il a accompli durant son mandat 2016-2017 dans l’organisation suite à une question posée par Marc-André Chambers. D’ailleurs, une question similaire a été dirigée dans le même sens à Serge Abié Zably, le candidat adverse, au sujet de son implication à la présidence de l’Association des étudiantes et étudiants internationaux du campus universitaire de Moncton.

Le seul bémol qui dérange, c’est lorsque Tristian Gaudet a signé sa plateforme (situation qu’il a d’ailleurs rectifié après la remarque). Par contre, sortons du campus et dirigeons-nous dans l’arène politique à Ottawa. Lors de la campagne électorale fédérale de 2015, dans la plateforme de Stephen Harper, il était indiqué à neuf reprises la mention qu’il était l’actuel premier ministre, ce qu’il était réellement. Des gens ont-ils crié à l’injustice et aux « shady backroom deals » tel qu’indiqué sur « Spotted at uMoncton » ? Réponse : non.

Bien que les gens puissent faire l’interprétation qu’ils souhaitent lorsqu’ils lisent une citation, il est important d’en comprendre le contexte et reste-il qu’il y a bel et bien une différence entre rapporter des faits et bien rapporter des faits.

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  • gorgias

    Sujet qui me semble intéressant. Dommage que l’article est mal écrit.

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