Augmenter les frais pour augmenter la qualité

Comme l’indique l’article paru cette semaine, les étudiants en droit de l’université ont été mis au courant de la situation financière de leur faculté et ont été interrogés afin de connaitre leur avis pour la démarche à suivre. Les options données étaient soit de faire des coupures, soit d’augmenter les frais de scolarité pour ces étudiants.

 

La Faculté de Droit ayant un budget annuel assez rudimentaire, plusieurs de ses besoins ne sont pas comblés. Fernand DeVarennes, le doyen de cette faculté qui a donné la présentation, a souligné que l’Université de Moncton était la seule école au Canada à ne pas offrir de service de clinique juridique. L’impasse que la plupart des universitaires font face à la fin de leurs études est l’absence d’expérience pratique potable pour pouvoir mettre en application les compétences et les connaissances apprises. Cette réalité est la même dans la plupart des programmes d’études du premier cycle d’ailleurs. Aussi, dans un domaine constamment en évolution rapide, il est important de savoir s’adapter à la réalité de l’emploi, mais le programme de Juris Doctor n’a pas évolué depuis les quarante dernières années. Un manque de formation pratique ainsi qu’une négligence de l’amélioration de l’éducation pourrait influencer une baisse du taux de placement et d’inscription assez rapidement.

 

C’est afin de pouvoir arriver à créer ces changements essentiels que M. DeVarennes a décidé de consulter les étudiants à l’aide d’une présentation des solutions possibles. D’abord, faire d’autres coupures est inenvisageable puisque la faculté est déjà en retard sur toutes les autres écoles de droit au Canada. Imposer davantage de coupures peut avoir comme résultat la perte de la qualité de l’éducation. D’après la FÉÉCUM, l’université devrait pousser le gouvernement pour obtenir ce financement, mais celui-ci aussi a droit à des coupures et un budget très limité. La seule initiative possible dans ce cas est une hausse des frais de scolarité. Il est vrai qu’aller chercher l’argent dans la poche des étudiants n’est pas la meilleure façon qui soit, et que lancé d’un seul coup il sera peut-être plus difficile à absorber pour les étudiants, mais cette hausse est tout de même nécessaire pour pouvoir effectuer les changements attendus rapidement et efficacement.

 

De plus, l’étude en droit de l’Université de Moncton est la moins couteuse du pays, avec environ 3600$ de moins en frais annuels que la seconde université la moins chère. Donc, une hausse des frais pourrait peut-être engendrer une corrélation avec de meilleurs services offerts, invitant alors une meilleure qualité d’éducation et un meilleur taux d’inscription et de placement.

 

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