Bande de « keepers » : Un malware, ça fait mal là où ça passe

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Les malwares sont là pour vous faire du mal. Abstenez-vous de demander aux victimes des malwares ce qu’ils en pensent : ces derniers vous grifferont comme des chats mouillés! Mais avant, commençons par donner un visage à ce mot inquiétant. Selon votre préférence pour DC ou Marvel Comics, les malwares sont Darkseid ou Thanos. Cependant si vous n’avez rien à faire de la rivalité DC Comics – Marvel Comics, prenez l’œil de Sauron, gribouillez quelques cils dessus et vous avez un malware : rien de bien beau. Étymologiquement, le mot malware vient de la contraction de l’anglais « malicious software » qui signifie logiciel malveillant. C’est un terme générique, propre au jargon informatique, qui englobe tous les programmes dont le but est de vous espionner, de nuire à votre ordinateur ou les deux à la fois : les vers, les virus et les chevaux de Troie en sont les plus emblématiques représentants.

Simple comme la biologie…

Si au secondaire vous étiez incollable en biologie, il est temps de vous demander si votre chemin n’est finalement pas en informatique. Comme vous aurez pu le constater, deux des plus grandes classes de malwares ont trait à la biologie, et ce n’est pas un hasard : les virus et vers informatiques sont sémantiquement liés aux virus et vers biologiques. Le principe de fonctionnement d’un ver informatique est très similaire à celui d’un ver intestinal. Le Ténia par exemple, se sert d’un réseau d’organismes vivants, le porc et l’homme entre autres, pour procréer : épargnons-nous de savoir comment les œufs du ténia passent de l’homme au porc… Le ver informatique, lui, se réplique dans un réseau d’ordinateurs. ILOVEYOU est l’un des vers informatiques les plus ravageurs de tous les temps, qui s’est servi du réseau internet pour gangréner des ordinateurs sous Windows 98 et 2000. Les virus biologiques quant à eux, s’accrochent à une cellule vivante, dont ils corrompent la physiologie, dans le but de se répliquer. Il en est de même pour les virus informatiques, qui souvent se fixent à un fichier exécutable comme une photo JPG, puis le corrompent avant de devenir un générateur de petits bébés virus. Vous souvenez-vous de Raila Odinga? Non… Pas le politicien kenyan! Mais cette photo que vous aviez beau supprimer sur Windows XP, réapparaissait sur votre bureau quelques secondes après : eh bien c’était un virus. Si on appelle communément, et à tort, tous les malwares par virus, c’est à cause de la néfaste renommée des virus, bien souvent leur but étant de détruire votre système machine.

L’épopée des informaticiens

Si vous avez des amis informaticiens, ou plus particulièrement dans le domaine de la sécurité informatique, abstenez-vous de leur demander ce qu’est un cheval de Troie : simple conseil. À moins que vous soyez prêts à écouter tous les chants de l’Iliade et différents prénoms à donner à vos enfants : Achille, Ajax, Pâris, Ulysse et même Brad (Brad Pitt interprétant Achille au cinéma). D’autres iront jusqu’à l’Odyssée, nettement plus féminisé, avec Circé, Calypso, Pénélope… En gros, les chevaux de Troie relèvent plus d’histoire que de biologie, contrairement aux vers et virus. Il était une fois, un homme rusé nommé Ulysse, qui eut l’idée de débloquer une guère en se cachant dans un cheval, un très grand cheval! Il commença par proposer à ces chums de construire un gigantesque cheval en bois, ou un navire selon une autre interprétation de l’Iliade. Puis ces derniers et lui se cachèrent à l’intérieur de ce cheval, qu’ils prirent soin de placer sur une plage. Les Troyens de Troie crurent que leurs adversaires rebroussèrent chemin et que ce cheval fut un cadeau de Poséidon, le dieu grec des mers. Ce n’est qu’après l’avoir rapporté dans leur ville qu’ils découvrirent la supercherie : Ulysse et ses amis débarquèrent du cheval, ouvrirent les portes au reste de leur armée qui se cacha hors de la ville et le carnage commença. Les similitudes de ce cheval de Troie avec le malware nommé de la même façon sont frappantes, à l’exception que les informaticiens qui créent un cheval de Troie n’y entrent pas. Ainsi, un cheval de Troie peut servir de passerelle pour installer un virus, un vers, un spyware ou tout autre malware sur votre ordinateur : disons que c’est le saint Graal du hacker.

Du code à la réalité

En somme, les malwares sont devenus tellement nombreux, que l’on s’y perd un peu. De plus en plus perfectionnés, certains d’entre eux brisent les frontières en présentant, par exemple les caractéristiques d’un virus et d’un ver à la fois. Si bien que les antivirus, on ne sait plus trop ce contre quoi ils protègent nos machines. L’une des dernières victimes des malwares se nomme Cisco, l’entreprise en informatique a récemment essuyé une attaque visant ses routeurs de modèle 1841, 2811 et 3825. Sur ce, convenons qu’un malware ça fait mal là où ça passe, à moins que… À moins que votre ordinateur soit bien équipé pour y faire face, mais vous aussi : ce dont nous parlerons sans cesse bande de « keepers »!

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