Le jumelage bilingue, nouvelle initiative étudiante pour faciliter le contact

Jacques-Roch Gauvin, v.p. académique de la FÉÉCUM, et Valéry Fienena, v.p. externe de l`AÉÉICUM. Photos : Olivia Adié, Le Front

Un programme de jumelage d’étudiants francophones et anglophones est sur le point de commencer. La discussion bilingue est un nouveau projet sur le campus de Moncton.

La Fédération des étudiantes et étudiants du campus universitaire de Moncton (FÉÉCUM) prend l’initiative de créer un projet de discussion bilingue en collaboration avec l’Association des étudiantes et étudiants internationaux du campus universitaire de Moncton (AÉÉICUM). Le processus est simple: un jumelage aura lieu entre des personnes désirant apprendre une deuxième langue. Pour cela, un certain temps leur sera accordé pour échanger oralement. Les discussions se dérouleront à moitié en anglais et à moitié en français.

Jacques-Roch Gauvin, vice-président académique de la FÉÉCUM, souligne que le programme est offert à tout étudiant désirant améliorer son niveau de communication dans l’une des deux langues officielles.

Un partenariat AÉÉICUM-FÉÉCUM

Initialement l’AÉÉICUM trouvait que plusieurs étudiants qui graduent ont la difficulté à s’exprimer en anglais, et donc à se trouver un emploi.

L’association a donc contacté le département d’anglais à ce sujet pour trouver des alternatives. Selon l’AÉÉICUM, la majorité des étudiants internationaux francophones qui choisissent le campus de Moncton le font puisqu’elle est située dans une province bilingue.

« Ces étudiants viennent ici dans le but d’apprendre l’anglais, mais après leur cursus universitaire, ils s’aperçoivent avoir toujours du mal à s’exprimer couramment »

-Valéry Fienena, v.-p. externe de l’AÉÉICUM

Marie Laure Pokou, étudiante en 3e année de gestion des opérations, souligne qu’à son arrivée au Canada, elle s’est dit pouvoir être complètement bilingue au bout de deux ans.

« Me voici trois ans plus tard, j’ai certes fait des progrès mais ils sont loin d’être conséquents. J’aimerais pouvoir mieux m’exprimer et avoir un vocabulaire plus riche, surtout pour la recherche d’emploi ou même dans certaines associations »

-Marie-Laure Pokou, étudiante en 3e année

Le vice-président externe de l’AÉÉICUM explique comment l’idée de cette collaboration avec la FÉÉCUM a vu le jour.

« Tristian Gaudet avait proposé durant sa campagne à la présidence des critiques café de discussion et nous nous sommes dit, ce serait une bonne idée d’avoir cela mais plus axé sur le bilinguisme pour tous les étudiants »

-Valéry Fienena, v.-p. externe de l’AÉÉICUM

De son côté, Jacques-Roch précise que le problème n’est pas seulement au niveau des étudiants francophones.

« Il existe un problème au niveau de l’anglais parlé (la pratique) chez les étudiants. […] Les étudiants anglophones du programme « pont » qui viennent étudier en français au campus ont aussi cette difficulté à s’exprimer soit couramment ou tout le temps en français »

-Jacques-Roch Gauvin

Il espère que ce programme sera une coalition parfaite entre les étudiants pour briser cette barrière linguistique.

Une première de ce genre sur le campus

Le Département d’anglais explique qu’il existe à Toronto et dans bien d’autres universités du pays un programme de jumelage pour faciliter l’apprentissage d’une seconde langue.

« Le Département m’a laissé savoir que c’était une possibilité qu’on pouvait faire ici … J’en ai parlé avec l’AÉÉICUM et ils m’ont dit qu’ils aimeraient que la FÉÉCUM facilite la discussion, qu’on fasse quelque chose par rapport à cela » précise Jacques-Roch Gauvin.

Selon ce dernier c’est la détermination et la persistance de l’AÉÉICUM qui lui ont permis de régler le problème et d’avancer avec la question.

Aldine Nebie, étudiant en 5e année de Génie civil. Photo : Gracieuseté

Aldine Nebie, étudiant en Génie, mentionne que la pratique et l’évolution de sa maitrise de l’anglais s’est fait grâce aux films et aux discussions avec des amis anglophones:

« Ce que je désire travailler le plus maintenant, c’est mon débit, avoir plus de vocabulaire et sentir les mots me venir naturellement. Le programme de discussion sur le campus aiderait surement beaucoup à cela »

-Aldine Nebie, étudiant en ingénierie

Une discussion ouverte à tous

Le jumelage se fera un à un ou en petits groupes pour faciliter les conversations. Aucun préalable n’est requis. Des formulaires devront être remplis et envoyés à la FÉÉCUM au plus tard le dimanche 1er octobre pour participer. Toutes les applications remplies seront acceptées.

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