Bourse créée pour les étudiants en stage non-rémunéré

La FÉÉCUM et l'Université ont signé un protocole d'entente, le 29 mars, pour la création d'une bourse pour les étudiants en stage non-rémunérés. Photo contribution

La FÉÉCUM et l’Université ont signé un protocole d’entente, le 29 mars, pour la création d’une bourse pour les étudiants en stage non-rémunérés. Photo contribution

Les étudiants en situation de stage non rémunéré auront bientôt l’occasion de recevoir une bourse, grâce à une initiative de la FÉÉCUM en partenariat avec l’Université de Moncton.

Le protocole d’entente, signé le 29 mars entre les deux organisations, vise la création du Fonds de bourses FÉÉCUM pour les étudiantes et les étudiants en stages non rémunérés. En plus d’un don initial de 20 000 $ de la part de la FÉÉCUM, l’Université de Moncton a ajouté la somme équivalente pour un total de 40 000 $.

Les étudiants devant trouver un deuxième logement en dehors de la région pour la durée de leur stage auront un traitement prioritaire dans l’attribution de la bourse.

« Ces bourses viennent répondre à un besoin exprimé par les étudiantes et les étudiants qui rencontrent des dépenses accrues en effectuant des stages à l’extérieur », précise l’Université de Moncton.

L’institution a contribué de façon similaire à une autre initiative de la FÉÉCUM ce mois-ci, en doublant le montant du budget communautaire de la fédération de 20 000 $ à 40 000 $.

Une issue de longue date à la FÉÉCUM

La Fédération étudiante a longtemps dénoncé cette pratique, la qualifiant d’une façon par les employeurs de tirer une main-d’œuvre bon marché des étudiants, l’appelant notamment du cheap labor.

La FÉÉCUM déplore surtout le fait que les stages sont situés dans d’autres villes, créant un besoin de se déplacer et de se trouver du logement ailleurs. Elle maintient aussi que les étudiants, qui doivent travailler gratuitement, ne peuvent pas avoir un emploi comme autre source de revenus.

« Que ce soit des stages en enseignement, en science infirmière, en travail social, etc., ces étudiants paient une pleine scolarité, et ne peuvent pas occuper un emploi en plus de leur stage – ils paient pour travailler ! » exprimait le président Pascal Haché dans un communiqué.

La présidente de la FÉÉCUM de l’année prochaine, Roxann Guerrette, a fait de la résolution de ce problème une priorité pour son mandat, qui débute le 1er avril.

Deux lettres au gouvernement

Du même coup, la Fédération étudiante a envoyé des lettres aux premiers ministres du Nouveau-Brunswick et du Canada en espérant qu’ils règlent la situation. La FÉÉCUM juge que l’envoi de ces lettres est pertinent puisqu’une majorité des stages relèvent de la fonction publique.

Les lettres peuvent être consultées en annexe sur le site Web de la FÉÉCUM.

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