Campagne « Non c’est non » : Se sentir en sécurité à l’université?

Un cours d’autodéfense s’est offert le 26 septembre à une vingtaine d’étudiantes de l’Université de Moncton, une activité organisée pour la campagne « Non c’est non » de la FÉÉCUM.

Tel que raconté par Sarah Anne Grandisson, responsable de ce programme, la journée a débuté avec un cours théorique; statistiques, types d’agresseurs et types d’attaque, tandis que l’après-midi réservait les entrainements d’autodéfense physiques et la pratique. Le cours en entier mettait l’emphase sur l’autonomisation des femmes, les encourageant d’utiliser les méthodes qu’elles considèrent comme étant les plus efficaces et appropriées pour chaque type d’attaque, tout en les donnant des trucs sur comment améliorer leurs tactiques.

« Au départ, j’avais peur que l’atelier victimiserait les femmes, dire “Garde, vous êtes pas capables de vous défendre, on va vous apprendre”. Mais ce n’était pas cela du tout, c’était vraiment de l’ “empowerment” à 100 %. L’instructeur disait toujours “You matter, you matter” (tu es importante, tu es importante), » affirme Mme Grandisson.

Cela dit, il est inévitable que certains pensent « Ben là, c’est sécuritaire sur le campus. Les étudiantes n’ont pas à s’inquiéter! » Pourtant, d’après des présondages remplis par les participantes, il y a toujours des femmes qui ne se sentent pas complètement en sécurité à l’Université de Moncton. D’après Sarah Anne : « Dans la tête d’une femme, c’est constamment à ça que tu penses. » Sur une échelle de 1 à 10, 10 étant se sentir complètement en sécurité, la majorité des réponses sur le sondage se situaient entre 6 et 8. Quelques participantes ont même identifié leur niveau de confiance dans la ville de Moncton, qui était toujours moins élevé que sur le campus, se situant entre 3 et 5. Certaines de ces feuilles avaient aussi des commentaires tels « j’ai peur de marcher seule », ou d’un vouloir de se sentir en sécurité, « peu importe où je me trouve seule. »

Le but de cet atelier, d’après la responsable, est que les participantes n’auront jamais à mettre en pratique ce qu’elles ont appris. Il est impossible de savoir qui a suivi ce cours, et avec deux ou trois autres sessions, le nombre de femmes avec ces ressources ne cessera d’augmenter. De plus, elle nous rappelle que la « culture du rapportage » des agressions sexuelles devient de plus en plus élevée, avec un pourcentage croissant de cas qui sont rapportés aux autorités.

Il ne faut pas ignorer les faits. Il faut mettre fin à la misogynie et aux agressions sexuelles.

Si vous êtes intéressées (femmes seulement) à participer à l’un de ces cours dans le futur, veuillez contacter Sarah Anne Grandisson au esg3838@umoncton.ca

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Dans la noirceur du soir, est-ce que vous vous sentez en sécurité sur le campus? Dans le Grand Moncton? Photo: Lise Arsenault, Le Front

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Étudiante en Info-Com. Féministe. Fanatique de la technologie, du maquillage et des sciences. Retrouvez-moi sur Twitter pour en savoir plus au sujet de la sexualité!
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