Candidature FÉÉCUM : l’Avant-match

La période de mise en candidature n’est même pas commencée à la Fédération des étudiantes et étudiants du centre universitaire de Moncton (FÉÉCUM). Déjà, six candidats ont démontré leur intérêt publiquement, nombre record pour une fédération qui voit souvent ses membres entrer par vote de confiance, sans contestation.

Parmi ceux intéressés à remplir les quatre postes du conseil exécutif, il y a à présent deux candidats indépendants et un regroupement de quatre étudiants. Entre les candidats potentiels, les opinions s’opposent déjà.

La mise en candidature débutant le 8 février, les étudiants intéressés auront jusqu’au 19 février pour soumettre leur plateforme à la FÉÉCUM en vue des élections.

Quatre candidats collaboreront ensemble lors de la campagne électorale. De gauche à droite: Nicolette Belliveau, Alexandre Cédric Doucet, Roxann Guérette et Firas Salti. Photo contribution

Depuis quelques semaines, les médias sociaux foisonnent déjà des photos et des promesses des candidats potentiels.

Quatre étudiants se présenteront à la FÉÉCUM sous la même bannière, voulant remplir les quatre postes de façon collaborative. Roxann Guérette, étudiante au doctorat en sciences de la vie, convoite la présidence, tandis que trois étudiants en sciences politiques se présenteront pour les postes de vice-présidence : Nicolette Belliveau à la v.-p. exécutive, Alexandre Cédric Doucet à la v.-p. interne et Firas Salti à la v.-p. académique.

Selon eux, se présenter en équipe donne lieu à un meilleur espace de débat, et permet de préparer stratégiquement leur plateforme en vue des élections.

« Plusieurs têtes sont meilleures qu’une. On veut s’assurer que la prochaine FÉÉCUM ait une cohésion entre ses membres », explique Firas Salti.

« J’aime [aller en équipe], parce qu’on a commencé à travailler ensemble en décembre. On a plus de temps pour réfléchir », enchaine Nicolette Belliveau.

Tristian Gaudet, étudiant en Administration et candidat potentiel à la vice-présidence exécutive. Photo contribution

 

En équipe ou indépendant?

Pour Tristian Gaudet, étudiant en administration voulant se présenter à la vice-présidence exécutive, la notion d’aller en équipe ne favorise pas la participation étudiante.

« Des alliances tu pourras jamais les arrêter, [mais] j’ai un problème quand les gens sortent publiquement et disent “On est une équipe”. »

Pour lui, se présenter en équipe découragerait la participation aux élections.

« Souvent, la première fois, les gens voient une équipe et pensent “J’peux pas aller contre une équipe, je gagnerai jamais” », dit-il.

En se présentant comme indépendant, son but est de montrer aux étudiants qu’ils peuvent se faire élire seul et entrer sans problème.

Il pense que tout le monde devrait préparer leurs dossiers par eux-mêmes jusqu’à l’élection, et que la collaboration commencera seulement une fois élu.

« C’est ce temps-là que le vrai travail d’équipe commence. »

Il fait donc de cela sa déclaration d’entrée aux élections, pour « encourager la participation étudiante ».

« Je veux montrer que même si tu vas indépendant, si t’as des bonnes idées, des bons intérêts, pis t’as une bonne vision, que oui, tu peux te faire élire. »

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Samuel Jordan Nganga, vice-président externe de l’AÉÉICUM originaire du Gabon, a manifesté l’intérêt de se présenter comme v.-p. interne à la FÉÉCUM. Photo archives

Les opinions s’opposent

Alexandre Cédric Doucet n’avait pas pensé à cette éventualité en se regroupant en équipe.

« C’était pas vraiment notre but d’essayer d’arrêter la compétition, loin de là », affirme-t-il.

Nicolette Belliveau dit comprendre l’autre côté, mais pense qu’un candidat voulant réellement poser sa candidature le ferait même s’il fait face à une équipe.

« Si quelqu’un veut se présenter, veut faire une différence et veut vraiment faire quelque chose de bon pour la FÉÉCUM et l’Université […] ils vont le faire de toute façon », dit-elle.

Samuel Jordan Nganga, actuel vice-président externe de l’Association des étudiantes et étudiants internationaux (AÉÉICUM), veut aussi se présenter comme indépendant, à la vice-présidence interne.

Il trouve le modèle d’équipe « certes bien, mais la FÉÉCUM c’est multiculturel, c’est un brassage », dit-il. Selon lui, « il serait bien que les personnes qui ne se sont pas toujours entendues tout le temps puissent s’entendre pour défendre [la cause étudiante] ».

Le travail d’équipe selon le président

Pascal Haché, président actuel de la Fédération, précise qu’il n’y a aucune règlementation qui empêche les candidats de se présenter en équipe.

En étant à son deuxième conseil de la FÉÉCUM consécutif, s’étant présenté comme indépendant en 2014 et en équipe l’année dernière, il préfère le modèle collaboratif.

Une année à la FÉÉCUM passe très vite selon lui. Les mandats ne durent qu’un an, ce qu’il estime comme un temps très court pour planifier et gérer une telle fédération. Pour lui, quand l’exécutif entre en poste, il est trop tard pour commencer à planifier.

« Chaque semaine compte, quand ça passe vite comme ça. […] T’as quatre personnes qui [gèrent] quelque chose extrêmement vite, et le fait d’avoir une équipe, t’as déjà eu 4 mois de planification et de travail. »

Il pense donc qu’une entrée en équipe favoriserait l’entraide au sein de l’exécutif, permettant plus de temps à se préparer pour affronter les dossiers dès l’entrée en poste.

Il finit par dire que ceux qui ont peur de la compétition devraient s’exercer ailleurs avant de faire le saut.

« Si quelqu’un se présente pas parce qu’il y a une équipe […] Je ne pense pas que cette personne-là est assez forte pour être dans l’exécutif de la FÉÉCUM. »

La compétition ne s’arrête pas là. À partir du 8 février, tous les étudiants voulant s’impliquer à la FÉÉCUM pourront soumettre leur plateforme à la présidence d’élections. La date limite pour soumettre sa candidature est le 19 février, au premier jour de la campagne électorale.

NDLR: Dans une version précédente de cet article, il était indiqué que Roxann Guérette est une étudiante au doctorat en médecine. Elle est en fait étudiante au doctorat en sciences de la vie. 

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