C’était funny

par Samuel Gagnon

L’animatrice Caroline Bélisle avait la lourde tâche d’ouvrir le bal lors du Mercredi d’humour mercredi dernier. Avant de faire un résumé de cette soirée burlesque, voici un petit moment de l’introduction de notre Caroline qui la décrit glorieusement.

S’adressant à une foule de presque 100 personnes, elle a demandé à ceux-ci d’applaudir s’ils étaient venus pour la bière à bas prix, ce qui lui a mérité un niveau d’acclamation de 3 sur 10 (selon le guide des niveaux d’acclamation dans un lieu ayant des étudiants ivres). Dès les cris et applaudissements dissipés, elle a demandé s’ils étaient simplement présents puisque l’entrée était gratuite. Le niveau d’acclamation a alors grimpé à 5 sur 10. C’est après avoir demandé à la foule si elle n’était pas plutôt venue pour rire que le niveau d’acclamation a réussi à atteindre la note maximale de 10 sur 10. Du bruit, il y en avait à revendre.

Certes, cette anecdote est quétaine, mais elle représente bien la dédicace des gens présents à l’événement envers le rire et la bonne humeur, spectateur et humoristes compris. Bien sûr, comme toute soirée d’humour, il y a eu des hauts et bas. Le bar étudiant Le Coude a été envahi de fous rires à plusieurs reprises, mais aussi de moments silencieux maladroits. Cela ne veut pas dire que le succès n’était pas de la partie, au contraire.

Selon Marcel Richard, vétéran d’une dizaine de représentations humoristique et porteur d’un accent ayant inspiré le titre de cet article, « lorsque les gens ne comprennent pas ta blague, tu pleures un peu en dedans. Mais tu dois toujours passer à travers, ça fait partie du métier ». « Il ne faut jamais expliquer la blague, il faut plutôt se moquer de soi-même », ajoute Martin Savoie, l’humoriste ayant conclu la soirée.

Les étudiants du programme d’art dramatique ont profité de l’événement pour faire leur initiation. Agrémentées de maquillage transformant leur visage en ceux de lions, les étudiants de première année avaient comme tâche de distribuer des compliments à bas prix et, lors de l’entracte, de vendre leur position corporelle devant un public très présent. Il s’agissant d’un des moments les plus loufoques et mémorables de la soirée.

Bien que le niveau de qualité des blagues et des humoristes soit resté le même, la foule s’est calmée durant la deuxième partie du spectacle. Du côté de la bière, elle n’a pas trop coulé à flot et la salle s’est rapidement vidée après l’évènement.

Garnit de blagues, de rires, d’humoristes, de moments silencieux, de lions humains et d’une foule record, le Mercredi d’humour semestriel sera définitivement une destination chaude cet hiver.

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