Changements nécessaires pour le Café Osmose et le Tonneau

par Danielle Bilodeau

On ne peut plus se le cacher. Le Café Osmose n’est plus en mesure de fournir un service rentable aux étudiants du campus dû, en partie, à la nécessité urgente de réaménager les installations. Pourtant, très peu a été fait jusqu’à présent pour remédier à ce problème. Lors d’un entretient avec Le Front, le président de la Fédération des étudiants et étudiantes du Centre universitaire de Moncton (FÉÉCUM), Ghislain LeBlanc, a pris le temps d’expliquer la situation à laquelle font face le Café Osmose et le Tonneau.

À la surface, les opérations semblent se dérouler très bien. Le Café, qui est toujours occupé, a pu se permettre de baisser ses prix cette année, et le Tonneau est maintenant ouvert deux soirs par semaine. Derrière ces apparences, cependant, il existe des problèmes à la base des opérations au niveau des deux établissements.

Une situation difficile
Tandis que le Café préparait auparavant de la nourriture pour 25 à 30 élèves, il doit maintenant pouvoir en desservir plus de 150 tous les jours. Le problème est que la cuisine n’a pas changé du tout depuis ce temps là. Les structures en place ne permettent pas de répondre à la demande des étudiants et le temps de service reflète cette réalité.

Ghislain LeBlanc tient à préciser que cette situation n’a rien à voir avec les employés du Café : « Les employés font un excellent travail. » C’est au niveau de l’infrastructure qu’il faut faire des changements.

Du côté du Tonneau, c’est un peu la même situation. L’équipement et l’ameublement sont usagés et n’ont pas été remplacés depuis son ouverture. Depuis cette date, aucune maintenance n’a été effectuée au niveau du pub étudiant qui en aurait grandement besoin.

« Dans mon opinion, il y a un besoin d’investir dans le Café et le Tonneau » dit Ghislain LeBlanc. Il y aurait une nécessité de réaménager l’espace disponible afin de le rendre plus efficace. De plus, les installations actuellement en place, autant au Café qu’au Tonneau, devaient seulement être temporaires, mais sont restées plus longtemps que prévu.

« Je crois fermement qu’il y a un potentiel énorme dans le Tonneau et le Café, mais c’est comme tout autre projet, il faut investir l’argent nécessaire pour que ça puisse atteindre son potentiel, » dit LeBlanc. Donc pourquoi cette attente ? Pourquoi est-ce que la FÉÉCUM n’a pas encore investi dans des améliorations pour le Tonneau et le Café Osmose ?

Le président nous explique la situation : « L’Université est en train de réviser ses services alimentaires sur le campus et on ne sait pas encore ce qu’ils vont faire ». Est-ce que la FÉÉCUM doit organiser un café qui peut répondre à 50 étudiants sur l’heure du midi ou à 300 étudiants ? Avant d’en savoir plus sur les plans de l’Université, la FÉÉCUM a les mains liées dans cette affaire.

Budget
Il y a aussi la question du financement. Peu importe le changement qui sera effectué, Ghislain LeBlanc est certain que ça va demander un investissement non négligeable. La question devient alors : qu’ont-ils préparé pour cette dépense éventuelle ?
Du côté budgétaire, la FÉÉCUM a un total de 22 000 $ en place pour le Café Osmose et le Tonneau. Cet argent provient des cotisations étudiantes qui sont payées au début de l’année scolaire.

La moitié de ce montant sert à protéger la FÉÉCUM contre les pertes du Café. Depuis quelques années, le Café enregistre des déficits et il est devenu nécessaire de planifier pour cette perte. Il semblerait toutefois que le déficit de cette année soit moindre que celui des années passées.

La deuxième somme a servi à réaménager le Tonneau en équipement. Lorsque la décision a été prise de rouvrir le Tonneau après sa fermeture en avril 2010, la FÉÉCUM a acheté des télévisions pour embellir l’atmosphère et un nouveau système audio pour remédier au fait qu’il n’y en avait pas.

La FÉÉCUM ne peut pas prévoir un budget pour des changements éventuels puisqu’elle ne sait pas à quoi s’attendre. On sait que la cuisine doit être modifiée, mais l’envergure de ce changement est un mystère et il le restera tant que l’Université ne dévoilera pas ses intentions pour les services alimentaires.

La Fédération ne peut pas non plus faire des modifications à court terme. « On ne veut pas investir dans un projet qu’il va falloir recommencer dans deux ans. » C’est un cercle vicieux dans lequel la FÉÉCUM se retrouve depuis un temps et duquel on commence à avoir hâte de voir la fin.

L’espoir demeure
Malgré la situation difficile qui a sans doute été à l’origine de plusieurs maux de tête, Ghislain LeBlanc garde courage : « ce n’est pas pour dire qu’on ne voit pas la lumière au bout du tunnel ». Le dossier des services alimentaires est en ce moment un des plus prioritaires à l’interne et c’est à cette importance qu’on pourra attribuer des développements futurs dans l’histoire.

De plus, le président a récemment reçu la nouvelle qu’il aura bientôt une rencontre avec le vice-recteur à l’administration et aux ressources humaines, Richard Saillant, afin de faire démarrer le dossier. Après plusieurs mois d’attente, il semblerait qu’un développement dans la situation pourrait bientôt se manifester. D’ici ce temps-là, les étudiants du campus de Moncton devront attendre patiemment.

Ghislain LeBlanc soutient que c’est primordial de conserver le Tonneau et le Café Osmose, peu importe la décision de l’Université au niveau des services alimentaires. Ce sont les deux seuls endroits dans le Centre étudiant, mis à part le bureau de la FÉÉCUM, qui appartiennent encore aux étudiants. « On ne peut pas perdre ça. »

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