Christian Essiambre veut se faire redécouvrir

Le comédien passionné est de retour dans les rangs de la LICUM

« T’es drôle toé ». C’est ce qu’un étudiant a lancé à Christian Essiambre, le comédien qu’on a connu notamment avec le spectacle acclamé par la critique, Les trois exils de Christian E.

Ce qui a frappé Essiambre, c’est que le compliment lui a été donné « sans savoir qui j’suis, tout ce qui care, c’est que chu drôle. », ce qui s’explique bien avec l’écart d’une décennie entre le premier parcours universitaire d’Essiambre et son retour à l’université. C’est dans cet esprit que le comédien de renom s’est retrouvé une place au sein de la Ligue d’improvisation du campus de l’Université de Moncton.

« Here, now. Pas d’hier, pas de demain », c’est cette flamme qui stimule ce quasi-ancien du département d’art dramatique de l’Université de Moncton à revenir faire de l’improvisation. Il est un quasi-ancien, car malgré sa carrière impressionnante en théâtre, en cinéma, en télévision et en humour, Christian Essiambre avait abandonné son Baccalauréat en art dramatique un peu avant l’avoir terminé. À l’époque, il répondait à l’offre de différents contrats, mais avait toujours gardé l’espoir d’un jour terminer sa formation.

C’est la famille qui l’a rappelé en Acadie, lui permettant de replonger non seulement dans le programme d’art dramatique, mais aussi de redécouvrir et se faire redécouvrir au travers l’improvisation, cette fois, à un tout nouveau public.

Le point de vue des autres joueurs

« Wow, c’est Christian Essiambre, c’est intimidant », lance la coordonnatrice de la LICUM et joueuse, Catherine Rioux, : « mais il est aussi là pour nous pousser, pour qu’on donne un meilleur show ».GV_LICUM01_30sept15

Il y a beaucoup de nouveaux joueurs et de nouvelles joueuses cette année, puisqu’on ne compte que six membres de la LICUM qui sont de retour cette année, ce que Catherine Rioux entrevoit comme un « vent de fraicheur à la LICUM ».

L’utilité de l’improvisation dans une formation de théâtre

Alors que l’École nationale du théâtre au Québec est reconnue pour interdire à ses étudiantes et étudiants de mêler le théâtre et l’improvisation, Christian Essiambre voit le mélange des deux genres comme une valeur rajoutée à sa formation en art dramatique.

« C’est même quasi-nécessaire pour éviter la détresse sur scène lorsque ça arrive que tu représentes une pièce pour la première fois ou pour la énième fois, et que tu t’accroches et que tu dois improviser »

Lorsqu’il compare l’improvisation au théâtre, Essiambre dit que « chaque représentation, c’est jamais pareille, selon comment le public réagit et toi en tant que personne, si t’as viré une brosse la veille, si tu viens de vivre un breakup, si t’as fourré tout l’après-midi et avec l’impro, c’est tout ça fois mille, parce que tu inventes le texte et ton énergie est partagée avec ton collègue sur scène ». Il compare l’acte de faire de l’improvisation à « marcher sur de la glace qui peut casser à tout moment ».

Pour témoigner de vos propres yeux les téméraires improvisateurs, c’est Catherine Rioux, coordonnatrice pour la LICUM qui vous invite « à être surpris » tous les lundis de 19h à 21h au centre étudiant de l’Université de Moncton.

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