Embauche prochaine d’un commissaire indépendant pour résoudre les conflits

Les tâches du commissaire se rapprochent de celles d’un ombudsman, selon la FÉÉCUM. Photo : Utilisation libre

Après environ 40 ans de revendication de la Fédération étudiante (FÉÉCUM), l’Université se rapproche plus que jamais de la création d’un poste d’ombudsman. L’embauche d’un commissaire chargé de la résolution de conflits est incluse dans un code de conduite, qui devrait être adopté en décembre.

Ce document est en cours de préparation par le secrétariat général de l’Université de Moncton. L’essentiel du code de conduite est non seulement d’expliquer les responsabilités pour les professeurs et les administrateurs, mais aussi de créer un poste de commissaire d’enquête.

L’aspect sur lequel la FÉÉCUM s’attarde le plus est la création du poste de commissaire, un projet en cours d’élaboration depuis l’an dernier.

« Il y aura un comité de sélection pour le poste de commissaire dont je vais siéger étant gouverneur, puis il va avoir une autre représentation étudiante et une représentation de professeur. Ce n’est pas déjà finalisé, mais tout de suite, on a ça qui va de l’avant. »

– Tristian Gaudet, président de la FÉÉCUM

Pour ce qui est du code de conduite, il va se faire adopter au conseil des gouverneurs au mois de décembre, puis durant la session, s’ensuivra l’embauche d’un commissaire d’enquête.

Cette personne recevra toutes les plaintes de la communauté universitaire, qu’elles proviennent de professeurs, d’étudiants ou de membres du personnel. La plainte reçue sera analysée par le commissaire. Il fournira ensuite à la personne ayant porté plainte les démarches à suivre.

Cela permettra d’avoir un endroit spécifique pour toute forme de dépôt de plaintes au sein de l’université.

Un poste d’« Ombudsman »?

Si le poste porte officiellement le nom de « commissaire », les tâches se rapprochent de celles d’un ombudsman, selon Tristian Gaudet. Le président de la FÉÉCUM souligne que ce commissaire devra directement s’adresser auprès du conseil des gouverneurs pour les recommandations.

« L’ombudsman ou commissaire a un pouvoir d’enquête et un pouvoir de recommandation auprès du conseil des gouverneurs, donc s’il trouve qu’une procédure pose problème, il va essayer de voir si la procédure mise en place ne permet pas une résolution dans un délai raisonnable. Ii peut par la suite faire une recommandation auprès du [conseil] »

– Tristian Gaudet, président de la FÉÉCUM

Le commissaire relève seulement du conseil des gouverneurs et cela montre une indépendance avec la structure universitaire, selon Tristian Gaudet.

« Il ne relève pas du recteur, ni du vice-recteur, ni du secrétariat général, mais du conseil des gouverneurs directement. C’est un élément extrêmement important parce que nous autres, ça fait au-dessus de 40 ans que la FÉÉCUM milite pour un ombudsman » souligne Tristian Gaudet.

Une application et un concours seront lancés au conseil des gouverneurs en décembre pour le recrutement du commissaire.

« C’est vraiment quelque chose de grande ampleur et on espère que ça va porter fruit. Ça va être un atout pour les étudiants puis aussi pour la communauté universitaire en général. On espère que ça permettra une résolution de conflit plus facilement » conclut Tristian Gaudet.

Pour le président de la FÉÉCUM, il est important d’avoir une personne qui n’aura pas à avoir peur et qui pourra faire des recommandations au conseil des gouverneurs par rapport à toutes les plaintes qu’il recevra.

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Journaliste multimédia

Franco-Albertaine, Olivia Adié est venue à Moncton pour étudier le Common Law en français. Son parcours dans plusieurs régions du Canada, dont l’Université Saint-Boniface à Winnipeg, a éveillé sa curiosité, son intérêt pour l’actualité et son appréciation de la culture francophone. Elle entame sa deuxième année en Droit.

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