Contestation d’étudiants face aux six recommandations de la FÉÉCUM

par Anthony Doiron

Une histoire de « salissage » et de harcèlement

Les récentes contestations aux six grandes recommandations de la FÉÉCUM 2012-2013 aux partis du N.-B. ont donné lieu à des échanges échauffés sur le média social Facebook. Des élus de la Fédération étudiante ont lancé des accusations envers Simon Ouellette, un étudiant de l’Université de Moncton qui s’afficha contre une des recommandations.

Louis-Philippe Rousselle, le président du conseil étudiant de la Faculté des Arts, ne mâcha pas ses mots avant de les écrire, accusant M. Ouellette de n’être qu’à la recherche de ses « 10 minutes de gloire » et de mener une campagne de « salissage » auprès des membres de la FÉÉCUM. Multiples étudiants et internautes ont signifié leur mécontentement face à ces accusations, les qualifiant d’attaques gratuites et injustifiées à l’endroit de M. Ouellette.

Le Front a contacté M. Rousselle afin d’obtenir des explications face aux accusations qu’il a portées envers M. Ouellette, mais il a préféré ne pas commenter.

Une opinion qui ne fait pas l’unanimité au sein du conseil
Patrick-Olivier Meunier, vice-président externe du conseil étudiant de la Faculté des Arts, précise que l’opinion de M. Rousselle ne reflète pas présentement celle des membres du conseil.

« […] en tant que membre du conseil, je pense que Louis-Philippe a fait quelque chose de personnel sans consulter les membres avant. […]. Faudrait avoir une discussion à savoir si oui ou non on appuie [ces propos-là] en tant que conseil », dit-il.

La présidente de la FÉÉCUM clarifie ses propos
La présidente de la FÉÉCUM, Joëlle Martin, a quant à elle qualifié de « Campagne de salissage » le mécontentement qui se partageait entre internautes sur les médias sociaux. Questionnée par le Front à cet égard, elle a voulu clarifier les propos qu’elle avait émis.

« Veut, veut pas, ce qui s’est passé cette semaine sur les médias sociaux, ça a sali l’image de la Fédération, donc selon moi, ça a quand même été une campagne de salissage. Je ne veux pas dire que ça a été mené par Simon, je n’accuse pas personne de l’avoir menée, je dis juste que l’information, la manière dont elle a été présentée, ça a sali l’image de la Fédération et mon image aussi », dit-elle.

Toujours au travers du média social Facebook, elle accusa publiquement Simon Ouellette de harcèlement. Lorsque demandé de préciser quelles actions M. Ouellette avait commises pour justifier une telle accusation, Mme Martin déclara que l’entrevue était terminée et qu’elle préférait ne pas commenter.

Ad hominem
Simon Ouellette qualifie comme contradictoire et contre-productif que des élus étudiants, qui revendiquent la participation des étudiants aux enjeux politiques, réagissent de la sorte lorsque des étudiants s’y intéressent finalement.

« Les réactions Facebook ont manqué de tact et de retenue. Les petits commentaires diffamants de la part de certains ne me dérangent pas, car mes questions étaient légitimes », dit-il.

M. Ouellette souligne que la liberté d’expression est importante, mais que les attaques contre la personne n’enrichissent pas les débats.

« […] il faut respecter ceux qui prennent le temps de s’exprimer sur les médias sociaux que la Fédération elle-même utilise pour transmettre ses messages. Chaque commentaire publié est en effet public et non anonyme. Nous sommes en 2012 : les médias sociaux ne devraient pas faire peur à nos jeunes élus. »

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