Coup d’État au Burkina Faso: les étudiants disent aussi «non » !

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Suite au coup d’État survenu le 17 septembre 2015 au Burkina Faso, les étudiants burkinabés ont décidé de marcher non seulement pour soutenir leurs frères et sœurs, mais aussi pour accélérer la libération de leur pays aux mains d’une mystérieuse frange de l’armée.

Chronique des faits.

« Diendéré libère mon pays », « Non au terrorisme, oui à la démocratie », tels sont les mots qu’on pouvait apercevoir sur les pancartes, le dimanche dernier. Ils se sont donnés rendez sur la rue Main pour une fois de plus clamer haut et fort leur soif de démocratie. En 2011, après la fuite du dirigeant burkinabé Blaise Compaoré au pouvoir depuis 27 ans, le gouvernement de Michel Kafando prit les rênes. En la qualité de gouvernement de transition, il était censé organiser des élections « libres et transparentes » le 11 novembre prochain. Mais c’est sans compter la bêtise, « la bêtise politique » — pour reprendre les termes d’un chanteur de reggae africain — de la junte militaire qui se croit toute permise. Le peuple, malgré les rafales de balles, malgré la rage aveugle des militaires, s’est montré digne.

Une trainée de poudre

Depuis le début de cette décennie, une série de mouvements contestataires prennent naissance dans quelques pays du vieux continent. Partout où subsistent des démocraties douteuses, très souvent en place depuis pas mal de temps, les populations se soulèvent. Depuis son indépendance, l’Afrique abrite encore un bon nombre de nations restées sur le banc de touche, essentiellement à cause de la mauvaise gouvernance. L’Afrique est pauvre lira-t-on par ci, mais dans les milieux liés à l’intelligence économique, on lira plutôt « l’Afrique, quel gâteau sucré ». Il est important que la jeunesse africaine ne reste plus spectateur de ces dynamiques, il faut que cette même jeunesse prenne ses 2 mains et soutiens, car il est question de nos vies. L’heure est à l’alternance politique, à la démocratie, au respect des droits de l’homme.

À l’heure actuelle, suite à la mobilisation générale et à la pression internationale, le général Diendéré, chef des putschistes a présenté ses excuses, se rendant coupable du coup d’État « le plus bête » de l’histoire contemporaine de l’Afrique. Pendant combien de temps encore, les dinosaures politiques africains feront-ils planer l’ombre du démon du coup d’État?

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Étudiants burkinabés en train de manifester sur la rue Main. Photo : Abdoul Moumine, Le Front

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Un passionné d’informatique pris d’un amour fou pour l’écriture. A travers les mots, on peut éduquer.

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