Courriels malveillants : l’Université de Moncton dit faire du progrès

La communauté étudiante du campus universitaire de Moncton fait face à la situation des courriels malveillants depuis six jours. L’administration de l’université a organisé un point de presse plus tôt en matinée pour tenter de dresser un portrait et de mettre à jour le dossier. Le recteur Raymond Théberge, accompagné des intervenants clés de la situation, ont expliqué les actions entreprises depuis le début de la crise.

Dans une déclaration en tout début de la conférence de presse, le recteur a tenu à préciser que l’administration a fait des progrès et a accompli tous les efforts nécessaires pour contrer la situation, qu’il qualifie de cyberterrorisme. « Quelques progrès sont à signaler dans les efforts pour contrecarrer le système de la personne à l’origine des courriels malveillants. »

La stratégie de lutte de la Direction Générale des Technologies (DGT) ne sera pas divulguée au public.

Après des inquiétudes de la communauté universitaires au sujet des lignes d’aide téléphoniques, ouvertes seulement pendant les heures de bureau, l’administration a décidé d’implanter une ligne téléphonique 24h. Elle sera offerte sur tous les campus dans le même but que celles déjà disponibles depuis lundi.

 

La FÉÉCUM maintient sa position

Quoique plus calme qu’hier en journée, la présidente de la Fédération étudiante (FÉÉCUM), Roxann Guerrette, maintient sa position sur une suspension du système de messagerie Outlook.

« C’est difficile de trouver une solution, les algorithmes ne sont jamais efficaces contre [ce genre de] situation. »

Face à la réticence de l’université, la présidente veut défendre la victime. « C’est la cinquième fois qu’on reçoit des photos explicites d’une étudiante. Si on nous dit qu’on ne veut pas bloquer les courriels pour ne pas “laisser le cyberterrorisme gagner”, c’est de mettre la dignité d’une étudiante versus l’égo de l’université. »

 

Le syndicat des professeurs soutient une suspension des courriels, maintiendra son vote de grève

Le président de l’Association des professeures, professeurs et bibliothécaires du campus de Moncton (ABPPUM), Étienne Dako, est d’accord avec le fait de trouver une alternative aux courriels publics, que ce soit CLIC ou une autre plateforme de messagerie interne. « C’est le e-mail avec lequel nous travaillons tous. Il faut qu’on trouve une alternative, mais si cette solution peut fonctionner, pourquoi pas la bloquer, le temps à ce que l’auteur de ce qui nous arrive aujourd’hui soit trouvé? »

Celui-ci maintient aussi sa position sur le vote de grève du syndicat, qui aura lieu le 13 et 14 février prochains. « On a quitté la table des négociations depuis le 2 février, on était déjà dans un processus qui n’avait rien à voir avec ce qui arrive aujourd’hui. » Il n’écarte toutefois pas la possibilité d’un délai de la grève elle-même, en raison de la situation exceptionnelle. « On peut avoir le mandat de voter la grève, mais l’application peut être différente. Ça, c’est les membres qui le décideront. »

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