Des cours de premiers soins en santé mentale pour subvenir à la demande croissante

La FÉÉCUM offre des cours de premiers soins en santé mentale, en partenariat avec la Commission de la santé mentale du Canada. Photo : Le Front / Gracieuseté

La Fédération étudiante continue à offrir des cours de Premiers soins en santé mentale (PSSM) pour la troisième année consécutive à l’Université de Moncton. En date de mercredi après-midi, il reste encore quelques places dans le cours du 2 et 3 novembre, selon la FÉÉCUM.

Depuis l’an passé, le service de santé et psychologie de l’Université de Moncton a vu une augmentation de 30% dans les diagnostics de problèmes de santé mentale.

Le stress et l’anxiété chez les étudiants universitaires ne cessent d’augmenter, ce qui signifie que les ressources sont plus en demande que jamais.

Toutefois, l’aide professionnelle étant limitée, il est difficile de combler tous les besoins des étudiants. Il y a trois ans, Raymond Blanchard, agent de recherche et de projets à la FÉÉCUM, a apporté l’idée d’offrir une formation aux Premiers soins en santé mentale au Conseil d’administration de la Fédération.

« Trois ans passés, j’ai suivi la formation et la première chose qui m’est venue en tête a été : quel bel outil à donner à nos membres », explique M. Blanchard. « Ça n’a pas été difficile de faire voir la valeur [de la formation] au Conseil Administratif et au Conseil étudiant de la FÉÉCUM comme un service à longue échéance».

Sophie Leblanc-Roy, psychologue et responsable du service de santé et psychologie, est du même avis. « C’est certain que nous avons une augmentation au niveau de problèmes et de trouble de santé mentale. Au début de la semaine, nous avons vérifié et nous nous trouvons déjà en date de novembre de l’année passée quant au nombre de demandes reçues ».

Selon Madame Leblanc-Roy, le manque de ressources peut engendrer des problèmes encore plus graves.

« Les jeunes nous arrivent en vague pour recevoir de l’aide, mais ils n’ont pas nécessairement besoin de nos services. […] Souvent, ils ont besoin d’un coach à l’apprentissage pour savoir gérer leur temps, un conseiller pour savoir s’ils ont fait le bon choix de programme, ce qui fait que nous avons des cas de problèmes de santé mentale sévères qui vont attendre à cause de ça.»

Sophie Leblanc-Roy, responsable du service de santé et psychologie de l’Université de Moncton

Le site web de Mental Health First Aid indique que la formation aux premiers soins en santé mentale, tout comme la formation aux Premiers soins physiques, a pour but d’informer au sujet de la santé mentale ainsi qu’à apprendre à maîtriser une situation de détresse en attendant l’arrivée de professionnels.

Le cours se déroulera les 2 et 3 novembre au Pavillon Jeanne-de-Valois, et l’inscription se fera au coût de 35$. Pour plus d’information, la FÉÉCUM invite à visiter le site web des Premiers soins en santé mentale.

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  • Sophie Pitre-Boudreau

    Très bel article ! Il est primordial de sensibiliser les gens à la santé mentale. Bravo Zoé, excellente initiative et très bien rédigé!

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