De nouveaux fonds en santé mentale pour les jeunes du N.-B.

Bruno Battisstini, PDG de la FRSNB, le recteur par intérim de l’UdeM Jacques Paul Couturier, le ministre provincial de la santé Benoit Bourque, les jeunes du programme ACCES Esprit ouvert, Dr Jimmy Bourque et Bernard Lord, PDG de Medavie. Photo : Michèle Josée Arsenault, Le Front

Un investissement de 360 000 dollars envers la santé mentale chez les jeunes du Nouveau-Brunswick a été annoncé par Bernard Lord, président-directeur général de Medavie. Il était de passage à l’Université de Moncton lundi.

Le projet ACCESS Esprits ouverts a pour but d’offrir des services de santé mentale aux jeunes néo-brunswickois dans un délai plus rapide et en assurant une meilleure qualité des soins. À travers les trois centres au Nouveau-Brunswick, ce programme désire aussi offrir des services dans diverses régions de la province.

Ce partenariat entre l’Université de Moncton, la province du Nouveau-Brunswick et le docteur Jimmy Bourque de l’Université de Moncton vise à favoriser la prévention plutôt que la guérison en aidant les jeunes aux prises avec des problèmes de santé mentale dans la province.

« La meilleure façon de diminuer les coûts en santé, c’est d’avoir une population en santé. Et ça, ça commence avec les jeunes »

– Dr. Jimmy Bourque

Bernard Lord indique que Medavie a à cœur la santé mentale, le diabète de type 2 et le stress post-traumatique. Il est donc de mise, selon le PDG, de s’impliquer au niveau des jeunes et de la santé mentale.

« Pour nous, c’est une contribution de 360 000 dollars, de Medavie, à l’Université de Moncton pour appuyer Jimmy Bourque et le projet ACCESS esprit ouvert »

– Bernard Lord, PDG de Medavie

Notons aussi que ce projet n’est pas le premier afin d’aider les jeunes au Nouveau-Brunswick.

« C’est notre deuxième annonce, parce qu’on a déjà fait un projet qui est en cours à Mount Allison University [sur la| la santé mentale au niveau universitaire. Il y en a une troisième qui s’en vient. »

– Dr. Bruno Battistini, PDG et directeur scientifique à la Fondation de la recherche en santé du N.-B.

La FÉÉCUM veut plus de psychologues à l’UMoncton

La Fédération étudiante de l’Université de Moncton (FÉÉCUM) rappelle cependant qu’il y a un manque important de services sur le campus.

La liste d’attente pour obtenir une rencontre avec la psychologue sur le campus est longue et la période d’examens n’est pas encore débutée. Les étudiants sont plus enclins à souffrir d’anxiété ou d’autres troubles psychologiques pendant les quelques semaines dédiées à la rédaction de leurs examens.
De plus, pendant qu’ils attendent, les troubles de santé mentale des étudiants peuvent s’aggraver.

La FÉÉCUM souhaite que les fonds alloués par divers organismes soient consacrés à l’embauche d’une autre psychologue pour les étudiants de l’Université de Moncton .

« Oui, c’est bon d’avoir la recherche, à long terme, mais il y a une liste d’attente très considérable actuellement. On espère qu’il y aura l’embauche d’une autre psychologue sur le campus. »

-Tristian Gaudet, Président de la FÉÉCUM

Un nouveau programme d’aide par les pairs est offert sur le campus. Cependant, ce programme est encore relativement méconnu et demande aussi la coordination de nombreuses personnes, ce qui peut prendre un certain temps.

Avec des informations d’Anthony Azard

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