De nouvelles normes de correction peu populaires à l’UdeM

AB_l'améliorationdesnormes_23sept 15

Le barème devrait normalement faire partie de chaque syllabus de cours. Photo: Alexandre Boudreau, Le Front

Les nouvelles règles de corrections du français ne font pas l’unanimité à l’Université de Moncton. Le barème, adopté au Sénat académique du 6 mars 2015, fut créé afin d’avoir un système de correction plus intuitif. Cependant, plusieurs professeurs n’incluent pas le nouveau barème dans leurs syllabus malgré le changement, selon plusieurs témoignages, notamment celui de Georges Semedo Cabral, membre du Sénat académique.

« L’ancien barème était punitif pour les étudiants », explique-t-il en exprimant sa préoccupation face au manque de popularité du nouveau standard de correction, entré en vigueur depuis le premier juillet 2015. Selon lui, cette norme était censée prendre la place des anciens barèmes utilisés par chaque département, et unifier la correction de manière plus juste et plus avantageuse pour les étudiants. Les départements exigeant un niveau plus élevé de français, tels que le département de traduction ou celui d’éducation, auraient alors pu réinstaurer un barème plus sévère.

La norme

Le barème adopté ne s’applique qu’aux travaux faits à la maison, tels que les projets ou les examens maison. Les projets et les examens faits en classe, d’après le nouveau barème, ne seraient pas corrigés et la qualité de la langue sur ces tests n’affecterait pas la note de l’étudiant. Le nouveau barème propose également différentes tranches de mots pour la correction, de façon à accommoder les travaux comportant un nombre plus faible de mots afin d’assurer une correction plus juste et proportionnelle. Les membres du Sénat académique espèrent ainsi réduire le stress ressenti par les étudiants lors de la période d’examens, ainsi que celui ressenti par les professeurs et les correcteurs qui doivent souvent corriger rapidement avant la date de tombée.

Partagez!