Des étudiants dédiés aux équipes de hockey

Quatre étudiants de l’Université de Moncton donnent beaucoup de temps et d’efforts pour s’assurer que tous les joueurs des équipes de hockey des Aigles bleus puissent bien performer. Il s’agit de Vincent Lamontagne, responsable de l’équipement du côté des hommes et d’Alexandre Veillette qui s’occupe du côté des femmes. Mélissa Basque et Manon Melanson, quant à elles, travaillent du côté de la physiothérapie.

Pour tous ceux et celles qui ne connaissent pas de près ces étudiants, il est impossible de savoir à quel point ils mettent de l’effort et du temps pour répondre aux besoins et caprices de tous ces athlètes.

MPC_Portrait

Vincent Lamontagne en action. Photo: Marie-Pier Corriveau, Le Front.

Vincent est le plus ancien du groupe. Après avoir géré l’équipement du côté des filles pour deux saisons, il s’occupe depuis deux ans de la formation de Serge Bourgeois. Le changement a été grand pour ce gérant d’équipement, puisque les demandes ne sont pas les mêmes. Un horaire chargé avec plus de parties à l’horaire, voilà la réalité à laquelle il a dû faire face.

Le nombre d’heures passé à l’aréna s’égale presque au nombre d’heures passé à l’école pour Lamontagne.

« Ça dépend toujours si j’ai beaucoup de réparation et combien de parties nous jouons par semaine. Chaque jour de pratique prend environ 5 h de mon temps et les parties dépendamment de l’emplacement, prennent environ 7 h », explique-t-il.

Selon lui, cela n’a pas d’importance, puisqu’il apprécie ce qu’il fait : « J’aime surpasser mes limites. Mon but premier est de prendre soin de tous les détails qui entourent la partie pour permettre aux joueurs de performer à leur plein potentiel. Je veux être meilleure de jour en jour. »

La persévérance fait évidemment partie du vocabulaire de Vincent, lui qui souhaite poursuivre dans le domaine de l’équipement et accéder au niveau supérieur dans la Ligue Junior Majeure du Québec.

De l’autre côté de l’aréna, on retrouve Alexandre Veillette, qui en est à sa deuxième année pour l’équipe de Denis Ross. Arriver dans une équipe de filles et gérer les exigences de chacune d’entre elles n’est pas quelque chose de simple.

Il sait que chaque saison, il y a une adaptation à faire. Les nouvelles joueuses n’ont pas les mêmes demandes concernant l’aiguisage des patins ou le type de bâton qu’elles préfèrent.

« C’est souvent en début d’année que je fais face à tout ça. Une fois habitué, tu sais répondre à tous ce qu’elles désirent et tu sais comment les rendre heureuses », indique Veillette.

Bien que ce travail ne figure pas nécessairement dans ses plans futurs, ce jeune homme aime son expérience : « Je ne joue plus au hockey, donc mon seul contact que j’ai avec l’aréna, c’est lorsque j’y suis en tant que gérant d’équipement. De plus, juste le fait de pouvoir résoudre des problèmes est une motivation constante. »

Comme Vincent, Alexandre passe plusieurs heures à l’aréna. Pour lui une semaine normale se situe entre 20 à 25 heures de travail.

Les thérapeutes : simplement indispensables

C’est dans une petite salle à côté de la chambre des Aigles Bleues, que Mélissa et Manon tentent de soulager et d’aider le mieux qu’elles le peuvent les joueuses. Leur travail semble simple : « taper » les blessures et donner de la glace à celles qui en ont besoin. En réalité, leur travail va au-delà qu’une simple phrase.

Comme beaucoup de gens qui travaillent dans l’entourage de l’équipe, elles aiment en faire toujours plus. En plus d’arriver une heure avant chaque pratique et deux heures avant chaque partie, elles assistent aux rendez-vous des athlètes, en plus de faire un suivi des blessures avec les entraîneurs.

Manon Melanson voit le rôle de soigneuse comme une opportunité : « Je vois plus ça comme une chance de gagner de l’expérience dans un domaine qui m’intéresse beaucoup. »

Mélissa Basque en est à sa dernière année de baccalauréat en Kinésithérapie et souhaite profiter de chaque moment : « J’adore mon travail, même si cela prend beaucoup de temps. J’aime l’aspect de travailler sous-pression et de faire confiance à mes connaissances. »

Comme les athlètes, le sentiment d’appartenance est quelque chose d’indispensable pour cette étudiante : « Le plus important, c’est les Aigles bleues. C’est une famille et j’en fais partie aussi. »

Au final, c’est le contact avec les filles qui est important selon Melissa : « Le fait qu’elles entrent dans notre local simplement pour jaser ou pour « niaiser » et qu’elles nous incluent aussi dans les activités sociales est quelque chose d’exceptionnel. »

Partagez!
Advertisment ad adsense adlogger