Divulguer des candidats à la dernière minute

C’est la saison des grosses tempêtes à Moncton dont celle des élections pour la Fédération des étudiants de l’université. Un évènement important qui mérite toute (ou presque toute) notre attention en tant que journal étudiant. On dit des journalistes qu’ils « chassent l’actualité », mais cette année on chassait plutôt des proies invisibles. En effet, une modification dans le processus de mise en candidature et la divulgation des candidats officiels à la toute fin du temps alloué a eu un grand impact sur notre travail journalistique.

Comme Le Front l’a indiqué dans une chronique plus tôt dans la semaine, la présidence d’élection, Jonathan Clavette, a décidé que les candidatures officielles ne seraient seulement annoncées qu’après la date de clôture pour le dépôt des candidatures. En tant que journalistes, cette façon de faire nous a causé un réel problème.

Tout d’abord, il y avait toujours une incertitude quant à l’officialité d’un candidat. On était dans l’incapacité de pouvoir s’appuyer sur une liste officielle de candidats, comme c’était le cas l’année passée où le site web de la FÉÉCUM était actualisé à chaque jour, et où on pouvait toujours constater les candidatures qui avaient été déposées jusqu’à l’instant.

Ainsi, les journalistes devaient prendre au mot, ou considérer comme réelle une déclaration pouvant être fictive, les personnes qui disaient vouloir se présenter comme candidat, sans savoir si c’était réellement officiel.

Il faut comprendre ce que ce problème a causé comme impact au journal. Pour continuer de suivre l’actualité, il a fallu se fier à des rumeurs pour confirmer des informations véridiques et trouver des candidats nous-mêmes afin de faire des entrevues avec eux, toujours dans l’ignorance de l’officialité de la candidature. On devait demander directement à Jonathan pour essayer d’obtenir des informations, on ne pouvait pas avoir de noms, on ne pouvait pas savoir si c’était officiel non plus parce que ce n’était pas annoncé publiquement, mais on ne pouvait pas attendre d’entrer en pleine campagne électorale avant de présenter les candidats potentiels au prix de se retarder dangereusement et de s’enfouir dans un trop gros lot de travail pour une équipe de journalistes déjà restreinte.

Maintenant que la liste a été annoncée, malgré nos meilleurs efforts on se retrouve avec deux autres candidats qu’on ne connaissait pas. Ainsi, c’est deux portraits de candidatures à rajouter en plus de constamment se réajuster afin de couvrir la campagne électorale aussi. C’est du travail supplémentaire que l’on n’avait pas prévu au départ.

Malgré que le travail journalistique soit très souvent sous-estimé, il est de mise que notre équipe est plus dévouée que jamais. Par contre, si pour nous, le travail est difficile, imaginez ce que cela représente pour les étudiants qui auront à faire un choix lors de la journée de vote.

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