Du talent qui résonne

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L’ensemble des percussions de l’Université de Moncton a présenté son spectacle annuel intitulé Kyoto au Pavillon Jeanne-de-Valois. Photo: Dayna Muzey

Nul ne peut deviner combien d’heures de pratiques a demandé ce spectacle, mais une chose est certaine: lors du spectacle de Kyoto, l’ensemble des percussions de l’Université de Moncton a donné une performance plus éblouissante que personne n’aurait pu l’imaginer.

Une explosion de talent surnaturel fut amplement ressentie au Pavillon Jeanne-de-Valois le samedi 27 février. Dès la première pièce, on voyait à quel point la coordination des percussionnistes a été pratiquée et re-pratiquée pour obtenir une parfaite harmonie des rythmes. Principalement réalisé par des marimbas, ces grands xylophones produisent tous un son différent, mais complémentaire. C’est en combinant et en coordonnant ces sons qu’on obtient un rythme original.

Pièces poubelles et dactylographe?

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Les étudiants-percussionnistes et professeur de musique Michel Deschênes performant Stinkin’ Garbage. Photo: Dayna Muzey

Le plus intéressant était de voir une telle diversité de styles parmi les sept pièces compactées dans un spectacle. L’ouverture, drôlement intitulée Departures (Emmanuel Séjourné), donne une impression classique et sophistiquée d’une pièce marimba, alors que Stinkin Garbage (Ed Argenziano) offre un rythme plus rural et moderne. Une pièce particulièrement applaudie de la foule était celle de Typewriter (Leroy Anderson), qui s’agit tout à fait de ce que le titre de l’œuvre sous-entend : une personne au tic-a-tac d’un dactylographe en harmonie avec les marimbas. Simple, nettement original et merveilleusement effectué, Typewriter démontre qu’il existe des milliers de possibilités créatives rien qu’avec des objets de base et un peu d’imagination.

Lart de la performance

Finalement, la passion manifestée sur scène par les étudiants-percussionnistes est un régal aussi savoureux pour l’œil que pour l’oreille. Outre la coordination et la synchronisation, la chorégraphie exercée en jouant chacun des instruments est un fascinant phénomène visuel. Dépendamment d’où sont placés les instruments et leurs percussionnistes en rapport aux autres, on peut remarquer un effet de miroir lorsque les deux frappent les mêmes notes, alors que debout les uns près des autres, on aurait dit une vague de bras et de mallettes qui s’élèvent pour s’écrouler sur les tambours. L’art de la musique et l’art de la performance forment l’ultime spectacle.

Michel Deschênes, professeur de musique de l’Université de Moncton, ainsi que tous les étudiants-percussionnistes sont à remercier pour l’incroyable présentation annuelle du département de musique.

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