Éditorial

par Danielle Bilodeau, Rédactrice en chef

Bien écrire son français

NDLR : Le masculin est employé dans cet éditorial afin d’alléger la lecture et comprend
à la fois les deux genres.

Le débat sur la qualité du français à l’Université de Moncton continue de faire jaser
plusieurs semaines après son déclenchement. La FÉÉCUM a choisi de s’adresser au
Sénat académique concernant ses inquiétudes par rapport à l’utilisation d’un travail
étudiant comme élément de preuve lors d’une entrevue avec un professeur de l’Université
à Radio-Canada. Selon le blogue de la FÉÉCUM, « Il ne relève aucunement de la nature
des travaux complétés dans le cadre d’activités académiques de se retrouver dans l’espace
public. »

Le travail dont il est question avait été sélectionné afin de démontrer la qualité du français
des étudiants qui laisse à désirer. Quoique le nom de l’étudiant n’ait pas été donné, un
extrait a été lu en ondes et il aurait certainement été possible pour l’étudiant de se
reconnaitre dans son travail.

C’est alors que le débat devient croustillant puisque nous pouvons bien nous demander si
c’était acceptable de présenter ce travail d’étudiant d’une telle façon. Je ne défendrai pas
la qualité de l’extrait qui est, je concède, assez erronée. Toutefois, je suis très heureuse de
voir que la FÉÉCUM a réagi et cherche à éviter que ce genre de chose se répète. Il n’est
pas acceptable pour un professeur de présenter ainsi le travail d’un de ses étudiants dans
le seul objectif de démonter à quel point c’est un travail de faible qualité.

Oui, la connaissance du français est importante. Je serai la première à corriger mes amis
sur les médias sociaux lorsque leur français est mauvais. Par contre, de prendre un
exemple extrême pour démontrer son point n’est pas la façon à procéder. Il y aura
toujours des cas exagérés de gens qui ont un très mauvais français, tout comme il y aura
toujours des cas d’étudiants universitaires qui nécessitent l’utilisation d’une calculatrice
pour des calculs simplissimes.

Sur ce, π!

En espérant que vous n’avez pas eu à regarder votre calculatrice pour savoir que le
symbole pi (π) a une valeur arrondie de 3,14 et que c’est pour cette raison que nous
célébrons la Journée de π le 14 mars. Peu importe, je vous encourage à vous rendre juste
à côté, en page 3, pour en apprendre plus sur cette journée magnifique.

Les mathématiques, c’est fantastique. Prenez quelques secondes pour regarder autour de
vous et essayez de réaliser à quel point les mathématiques sont partout, même dans les
endroits les moins suspects. Le Département de mathématiques de l’Université vous
propose des activités afin de souligner ce domaine fascinant et je me permets de faire ma
propre suggestion aussi. Lors d’un moment de pause pendant vos études, je vous invite à
rechercher ViHart sur Youtube et de regarder un de ses vidéos nommés «Doodling in
math class». C’est en anglais et elle parle très rapidement, mais ça en vaut la peine,
croyez-moi.

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