Éditorial : Célébrer le 50e… à trois

par Danielle Bilodeau, Rédactrice en chef

Le lancement des fêtes du 50e anniversaire de l’Université de Moncton, vous l’aurez entendu à quelques reprises, était bien vide d’étudiants. En fait, nous étions trois. Quoiqu’il y en ait un quatrième qui est passé pour quelques minutes.

Pourtant, le Coude était plein pendant l’évènement. Les doyens et les vice-doyens, il y en avait en quantité industrielle. Les médias aussi étaient présents en bon nombre. Tout le monde était de la partie sauf les étudiants.

Mais pourquoi? Il semblerait que les étudiants ne sentent pas concernés par l’anniversaire de leur université. À se fier au vox populi du Front de la semaine dernière, la majorité des gens ne le savent même pas que cette année marque le demi-centenaire d’existence de l’Université de Moncton.

Pourtant, 50 ans c’est un grand accomplissement. Estce que le désintéressement des étudiants est au niveau de l’information? de la programmation? de la pertinence des évènements? C’est difficile à répondre, mais on pourrait certainement s’imaginer que c’est un mélange de tous ces éléments.

Les évènements planifiés cette année pour la célébration de l’anniversaire de l’université comprennent une multitude de colloques, de symposiums, de conférences et de publications. Ce sont toutes certainement des activités pertinentes, mais peut-être pas très intéressantes pour les étudiants.

Notons aussi que la majorité de ces activités auront lieu au printemps prochain. Je doute très fortement que nous, les étudiants, étant les êtres de dernière minute que nous sommes, planifient déjà d’y participer.

Tâches divisées ou tâches partagées?
Il semblerait qu’il n’est pas très clair à qui revient la responsabilité d’impliquer les étudiants dans les célébrations du 50e de l’Université. Le recteur a expliqué à notre journaliste que ça revient aux conseils et organismes étudiants de s’en occuper. Vous pourrez lire la citation intégrale dans l’article en page 3.

Pourtant, chez la FÉÉCUM, on est plus ou moins d’accords. Pour l’instant, tout ce qui ressort clairement est que pointer le doigt d’un côté et de l’autre n’aboutira à rien. Il semble y avoir eu un problème de communication quelque part et maintenant, on ne sait pas qui s’occupe de quoi. Les célébrations du 50e auront toujours lieu, ça, on peut en être certain. Par contre, les étudiants se verront peut-être perdus dans le décor.

Sans vouloir pointer du doigt à mon tour, je me permets quand même de dire que la FÉÉCUM en a certainement assez sur son assiette sans devoir organiser à elle seule des évènements pour faire participer les étudiants aux célébrations du 50e. Je ne doute pas qu’ils vont contribuer à leur maximum, mais sans les ressources ou la main d’oeuvre nécessaire, reste à voir ce qui va en ressortir.

Il ne faut pas oublier non plus que la fédération étudiante ne se limite pas à ceux qui travaillent au bureau du centre étudiant. L’anniversaire concerne tous les étudiants, et c’est à tous les étudiants de participer à son succès. La première étape serait sans doute de s’assurer que nous et nous nos amis sommes conscients du fait que c’est le 50e anniversaire. On ne peut rien faire pour quelque chose dont nous ignorons l’existence.

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