Éditorial : « Je pense que je vais faire un burnout… »

par Danielle Bilodeau, rédactrice-en-chef

Le sentez-vous? La fin de session approche; à grands ou à petits pas, selon votre perception du temps. Certains d’entre nous auront l’impression de faire un « burnout », ou, en bon français, un syndrome d’épuisement professionnel. Il s’agit, en fait, d’une vraie maladie qui provoque des changements biochimiques au niveau de l’organisme.

Il se pourrait que vous ressentiez quelquesuns des symptômes en cette période du semestre : désillusionnement, sentiment d’impuissance, pas assez d’énergie pour s’en faire, sommeil difficile et insuffisant, etc.

Je suis certaine que plusieurs d’entre vous se reconnaissent déjà dans cette description. Par contre, avant de partager avec votre environnement Facebook que vous êtes bel et bien malade, prenez ne grande respiration. Il existe des moyens d’éviter ce problème, et il serait une bonne idée de vous en informer. Tout d’abord, évitez de paniquer. C’est vrai pour toute situation stressante ou exigeante, mais il reste que c’est très utile comme décision.

Parlez-en à vos amis. Allez voir la personne qui vous fait rire et jasez avec pendant un temps. Le sourire peut régler tous les problèmes et provoque même des changements chimiques au niveau de notre corps, que le sourire soit sincère ou non. Vous connaissez peut-être l’expression « fake it till you make it » ou « faites semblant jusqu’à ce que ce soit vrai ». Cette expression a été testée en laboratoire et il s’avère qu’elle est très vraie : ne sousestimez jamais le pouvoir d’un sourire.

En second lieu, prenez un moment de recul dans vos travaux et de vos examens. Faites-vous un horaire et planifiez vos tâches en ordre d’importance. Il ne sert à rien de chercher à tout faire en même temps. Parlez à vos camarades de classe, aidez-vous avec les instructions moins claires et les ambigüités.

Surtout, ne vous sentez pas seuls dans cette période difficile. Il y a de très bonnes chances que plusieurs de vos amis se sentent de la même façon. Aussi, ne soyez pas tentés de vous en prendre à vos professeurs. Le syndrome d’épuisement professionnel se retrouverait particulièrement chez les gens de professions qui impliquent un engagement relationnel. On retrouve dans cette catégorie les travailleurs sociaux, les professions médiales et les enseignants.

Il se peut très bien que vos professeurs soient tout aussi stressés que vous en cette fin de session. D’une façon ou d’une autre, vous finirez bien par passer au travers de cette période. Une fois de l’autre côté, vous pourrez regarder derrière vous et vous émerveiller de vos pouvoirs de survie.

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