Éditorial : Se serrer les coudes

par Danielle Bilodeau, rédactrice en chef

Nos leaders étudiants se remettent à la tâche cette semaine en rencontrant le gouvernement provincial au sujet des frais de scolarité et des dettes étudiantes (lisez l’article en page 3 pour plus de détails). Ceux qui auront suivi ce dossier savent que ce n’est pas la première fois qu’on présente les enjeux étudiants aux dirigeants de la province. C’est un défi que la FÉÉCUM rencontre chaque année et ce n’est pas seulement le gouvernement qu’ils doivent convaincre, mais aussi les étudiants.

L’année dernière, nos élus ont bien tenté de nous réveiller, mais nous n’avons pas porté attention. Pourtant, ils n’abandonnent pas. Ce midi il y aura une autre opportunité pour s’informer au sujet du problème de l’endettement étudiant; la FÉÉCUM nous donne rendez-vous à 11 h 15 au Coude. C’est un problème qui vous concerne tous; tâchez d’essayer de le comprendre au moins un peu.

On ne nous demande pas de manifester dans les rues comme l’ont fait les étudiants québécois; on comprend bien que nous n’avons pas la population nécessaire pour avoir un impact semblable. Cependant, il est encore possible pour nous d’avoir un impact en étant solidaires à la cause de la FÉÉCUM. Si vous aimez leur travail; dites-le. Si vous n’êtes pas d’accord; dites-le aussi, mais surtout proposez des alternatives. L’objectif premier est toujours d’avancer.

Il faut voir notre université comme un petit État démocratique. Joëlle Martin est notre première ministre, les élus de la FÉÉCUM sont ses députés, les conseils des facultés sont nos députés et nous tous sommes les citoyens qui ont l’opportunité de nous impliquer dans les décisions politiques.

Implication étudiante
Le Front de cette semaine présente plusieurs exemples de participation étudiante. Des finissants et diplômés du programme d’art dramatique se lancent en affaires avec leurs propres compagnies de théâtre (page 8 et 12); des étudiants planifient un voyage humanitaire au Cambodge (page 12) avec l’appui de souscriptions et des jeunes Canadiens et internationaux montrent leur appui aux Maliens avec une marche de solidarité au centre-ville de Moncton (page 4).

De plus, le campus de Moncton accueille pour la toute première fois un Relais pour la Vie ce vendredi. Les opportunités pour encourager nos collègues de manquent certainement pas, pourtant on pourrait certainement en faire plus.

Partagez!