Éditorial : Théberge est maintenant le favori

par Marc André LaPlante, rédacteur en chef

Alors que l’on a maintenant vu les consultations des deux candidats sur le campus de l’Université de Moncton, il est clair qu’un consensus se dégage chez les étudiants. Raymond Théberge est le candidat de choix pour le poste de recteur.

Les étudiants présents au centre étudiant ont semblé de loin préférer sa candidature à celle de Marie-Josée Berger. Il a démontré une bien meilleure compréhension des enjeux et des défis de l’Université de Moncton, y compris la relation entre les trois campus.

La FÉÉCUM a d’ailleurs été très claire en disant qu’elle avait apprécié grandement la consultation et les réponses offertes par Raymond Théberge. Après l’étape des consultations, Raymond Théberge est donc clairement le favori pour devenir le prochain recteur de l’Université de Moncton.

Le comité de sélection, et par la suite, le conseil des gouverneurs, a donc un choix à faire. À ce moment-ci, et s’il n’y a aucun changement drastique, Raymond Théberge devrait être choisi comme le nouveau recteur de l’Université. Si ce n’est pas le cas, cela ne ferait que prouver la futilité de l’exercice des consultations. Si le comité de sélection semblait avoir une préférence pour Marie-Josée Berger plus tôt dans le processus, Théberge doit maintenant être considéré comme étant le favori dans la course.

Une histoire qui attire l’attention
Le Canada a fait les manchettes à travers la planète récemment, alors que le procès de la famille Shafia a finalement tiré à sa fin. Le meurtre des trois filles et de la première femme de Mohamed Shafia a mis en lumière un phénomène qui était très peu connu ici au Canada, le crime d’honneur. Il faut cependant faire attention avec un phénomène de la sorte.

Le meurtre de ces quatre femmes est un crime. Et ce crime a été puni de façon adéquate. Mais ce n’est pas la première fois qu’un meurtre à lieu au Canada, et ce n’est pas la dernière. Après que le verdict ait été rendu, le discours populaire a malheureusement fait place à plusieurs commentaires qui ressemblent drôlement à de la xénophobie.

Mohamed Shafia, sa première épouse Tooba, et son fils Hamed, sont responsables de ces morts. La communauté afghane ne l’est pas. La communauté immigrante n’est responsable de rien non plus. Éloignons nous du discours xénophobe, et voyons les choses pour ce qu’elles sont. Un bien triste événement, qui n’aurait jamais dû arriver. Mais malheureusement, des morts inutiles arrivent bien trop souvent au Canada, et bien souvent, des Canadiens en sont responsables.

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