Éditorial : Un mandat chargé

par Marc André LaPlante, rédacteur en chef

Les résultats électoraux sont maintenant connus, et l’on connait donc l’identité des membres de l’exécutif de la FÉÉCUM pour l’année 2012-2013. Leur élection a été confirmée dans une indifférence générale lors de la soirée électorale de mardi dernier.

C’est sous cette même indifférence que s’est déroulée la campagne en général. Il semble que cette année, le plus grand enjeu n’était pas de voir qui serait élu à l’exécutif, mais bien de voir si l’on serait capable d’atteindre le quorum nécessaire pour que l’élection soit considérée comme étant valide.

La course au quorum étant maintenant remportée, on peut se tourner vers l’avenir et commencer à s’attaquer aux grands enjeux de la prochaine année, qui sont extrêmement nombreux.

L’enjeu du Café Osmose et du Tonneau sera primordial pour la FÉÉCUM, étant donné qu’il touche très directement tous les étudiants. Même les étudiants qui ne savent pas ce qu’est la FÉÉCUM (car malheureusement, oui, il en reste) sont concernés en une certaine mesure par ce qu’il adviendra de leur bar étudiant.

S’il y a un enjeu qui peut bien rassembler les étudiants autour d’une cause, c’est bien celui-là. Peu importe la décision que prendra la FÉÉCUM quant à l’avenir du Café Osmose, elle devra être celle qui est la plus avantageuse pour les étudiants.

En tant que membre-associé de l’Alliance étudiante du Nouveau-Brunswick, la FÉÉCUM se trouve dans une position complètement différente. Jugeant que de faire partie de l’AÉNB n’en valait pas le coup, la FÉÉCUM semble avoir choisi de se retirer progressivement du processus.

La décision était audacieuse, étant donné que la FÉÉCUM tentera sûrement de faire passer son message en parallèle à celui de l’AÉNB. Cela soulèvera sans doute plusieurs questions quant à l’unité chez les étudiants de la province.

La situation provinciale des frais de scolarité étant présentement inacceptable, la FÉÉCUM devra trouver le meilleur moyen de faire son lobbying de concert avec les autres associations étudiantes de la province. Il sera extrêmement intéressant de voir comment elle composera avec cette nouvelle réalité.

Il reste également la question de l’engagement étudiant. C’est une question qui revient d’année en année, et qui n’a pas de solution simple. L’enjeu n’est pas non plus unique à la FÉÉCUM, il est présent dans toutes les universités au pays. Si plusieurs facteurs quant à l’engagement étudiant sont hors du contrôle de la FÉÉCUM, elle doit tout de même continuer de faire du travail en ce sens. Mais cessons de s’attendre à des miracles de ce côté. Une partie des étudiants ne s’intéresse pas aux affaires étudiantes. Ça a toujours été le cas, et ça ne risque pas de changer.

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