En laisser pour les autres

Nous voici au lendemain d’une campagne électorale historique; avec 184 sièges, le parti Libéral est à présent aux reines d’un gouvernement canadien majoritaire, marquant fin au règne conservateur qui datait de près d’une décennie. Pour nous tous, il s’agit aussi d’une élection historique en terme de participation : avec les jeunes mobilisés sur les médias sociaux et un taux de participation en Atlantique seulement qui affichent plus de 70%, on observe à quel point cette élection nous a tenu à cœur et à quel point un changement était voulu par la population générale. C’est une nouvelle ère qui commence pour le Canada, et bien des défis nous attendent, tant au niveau social qu’économique, en passant bien sûr par notre bilan climatique.

Nos nouveaux élus ont plusieurs tâches qui les attendent, l’une d’entre elles étant d’assurer un futur prospère pour les générations futures, ou du moins s’assurer que, lorsqu’il sera le temps de passer le flambeau, on aura laissé les outils nécessaires pour ceux et celles qui seront à leur tour élus. Malheureusement, l’une des tendances que l’on observe est celle du laisser-faire dès que la ligne d’arrivée est visible à l’horizon, laissant derrière une nation mitigée où les nouveaux élus se doivent de faire le grand ménage, ce qui ralentit davantage les progrès attendus.

Même au sein des conseils et des associations du campus, la tendance reste pareille. Lorsque la fin d’un mandat ou le diplôme approche, les obligations et l’idée d’organiser la relève disparaissent totalement. On s’intéresse peu à laisser sa marque ou à s’assurer que ceux qui occuperont notre poste dans le futur se retrouvent dans une position similaire, ou même meilleure que la nôtre. Notre vision à ce point est de s’occuper de nos propres affaires et laisser les dégâts derrière pour ceux qui reprendront le flambeau. Est-ce une pratique à proscrire, ou est-elle simplement tellement généralisée qu’on devrait à présent pratiquement s’y habituer?

On aimerait voir du progrès chez nos associations et nos conseils qui nous représentent plutôt que de les voir recommencer à zéro à chaque début d’année scolaire. On aimerait voir une relève qui sait s’intégrer plutôt qu’un groupe d’étudiants sans outils qui se retrouvent à ramasser les pots cassés.

C’est une responsabilité de société, et on se doit d’au moins commencer à la prendre en main.

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