Plus d’un mois avant la réouverture du bar Le Coude

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Alexandre Levasseur, v.-p. interne de la FÉÉCUM (à droite), a annoncé le délai de l’ouverture du Coude pendant le Conseil d’administration du 11 septembre, tenu exceptionnellement dans les locaux du Front en raison du Frolic acadien.

Le Coude n’ouvrira pas ses portes avant novembre. Selon la FÉÉCUM, les normes provinciales et des problèmes d’assurances ont causé ce retard.

Le délai de l’ouverture a été annoncé par Alexandre Levasseur, vice-président interne de la FÉÉCUM et responsable du comité de rénovations, pendant le conseil d’administration de la fédération étudiante le vendredi 11 septembre.

« De la mi- à la fin octobre, c’est ça l’échéancier », explique-t-il, mais selon lui c’est une estimation « très conservatrice ».

Le directeur général de la FÉÉCUM Pierre Losier, quant à lui, rapporte que les travaux ne commenceront qu’à la troisième semaine d’octobre pour se conclure au mois de novembre.

Un problème d’assurances

L’assureur Burns & Wilcox ne demandait que 6 000 $ par année pour couvrir l’ensemble de l’entreprise Gestion Osmose inc., soit à la fois le bar étudiant et le bar situé à la cafétéria Le 63. Au moment du renouvèlement du permis, elle a décidé de hausser ses frais d’assurance.

C’est en révisant l’horaire des activités du Coude que la firme d’assurances a réalisé que le Coude faisait plus d’activités de type « bar » que de type « restaurant ».

« Nous sommes très surpris de cette décision, car nous n’avons jamais rien caché dans nos rapports et nos explications des activités commerciales que l’on fait », explique Pierre Losier par courriel.

Leur courtier d’assurance a donc trouvé un autre assureur qui serait prêt à couvrir le bar pour un peu plus de 4 000 $. Cependant, ce plus bas prix comporterait plusieurs conditions majeures.

Avec cette entente, l’ouverture du bar après minuit devra se limiter à dix fois par année, et seulement deux soirées DJ seraient permises. Ceux qui veulent dépasser ces limites devront payer une police d’assurance supplémentaire.

Cette compagnie serait la seule à demander moins de 25 000 $ par année pour un bar étudiant, genre de lieu qui coute habituellement cher à assurer.

« Ce n’est pas un marché où il y a beaucoup d’assurances, explique le président Pascal Haché. Quand c’est écrit « Bar étudiant », beaucoup de compagnies d’assurance ne veulent pas y toucher. »

En effet, Pierre Losier dit que les prix varient beaucoup dans ce type de marché.

« La dernière fois que l’on était sous un marché de bars, on payait plus de 27 000 $ d’assurance avec plusieurs restrictions, la majeure étant de fermer à minuit », explique-t-il en parlant de l’ancien bar Le Tonneau, situé dans les présents locaux du 63.

Il nous informe aussi que la dernière fois que Gestion Osmose inc. payait une assurance de bar sans restrictions, ça lui coutait plus de 60 000 $.

Sur le comité Gestion Osmose inc., le représentant FÉÉCUM base sa décision sur celle adoptée au conseil d’administration. Celui-ci prendra la décision finale dans les prochaines semaines, à savoir s’ils vont aller ou non avec une assurance de plus de 25 000 $.

Mais voici l’enjeu : Le Coude a terminé l’année dernière avec un déficit de plus de 38 000 $. Un tel investissement en assurances serait une dépense très considérable pour la fédération.

Des frais d’assurances couverts par l’institution?

La possibilité du financement des assurances par l’Université était aussi proposée, mais les recherches de l’exécutif de la FÉÉCUM démontrent que ce ne serait pas viable.

« L’Université pourrait assurer Le Coude, mais il faudrait qu’on lui donne le contrôle du bar à 100% », explique Pascal Haché, président de la FÉÉCUM.

C’est ce qui se passe dans les autres campus de l’Université, à Edmundston et Shippagan.

Complications dans les plans de construction

Des changements à apporter au local qui devait accueillir la microbrasserie Acadie Broue à la fin du semestre a également causé des délais, non seulement en raison des papiers à remplir, mais aussi à cause des normes sur la production d’alcool.

Alexandre Levasseur explique que les normes strictes imposées par la province sur les microbrasseries ont empêché aux architectes de finir les plans à temps.

« La province nous obligeait à avoir deux portes indépendantes qui ne sortent pas sur le Coude dans ce local-là. Dans un local d’à peu près 6 pieds par 12 pieds, il fallait mettre deux portes. Ça ne marchait pas ».

Vendredi midi, la FÉÉCUM a organisé une réunion avec les architectes, ingénieurs et designers du projet pour régler l’affaire.

« Ils ont trouvé une manière de faire fitter ça, mais l’échéancier commençait à presser. »

Beaucoup de détails sur l’affaire sont à suivre, puisque les négociations avec les assureurs et la province sont encore en cours.

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