La FÉÉCUM s’allie avec les étudiants internationaux pour l’accès à l’assurance maladie

Les associations de Samuel Jordan Nganga, président de l’AÉÉICUM, et de Tristian Gaudet, président de la FÉÉCUM, s’allient pour que le gouvernement remplisse sa promesse de février dernier. Photo : Anthony Azard, Le Front

Deux organismes étudiants s’allient pour presser l’accès à l’assurance maladie aux étudiants internationaux, sept mois après une promesse du gouvernement provincial.

Mis à jour le vendredi 29 septembre à 16h15

La Fédération des étudiantes et étudiants du campus de Moncton (FÉÉCUM) et l’Association des étudiants et des étudiants internationaux du campus de Moncton (AÉÉICUM) font front commun dans le dossier de l’accès à l’assurance maladie des étudiants internationaux.

La promesse d’améliorer leur accès au système de santé canadien avait été annoncée en février dernier par le gouvernement provincial.

Au moment de la rentrée, les étudiants de la communauté internationale ont eu la surprise de voir la facture de 1000 $ collée encore une fois à la présente session.

Un fardeau financier qui n’était pas prévu dans le portefeuille des étudiants concernés. L’Université de Moncton a promis de leur côté de rembourser une partie de la somme, au moment que les étudiants seront couverts par le régime.

Pas de nouvelles de la promesse du gouvernement

La FÉÉCUM et l’AÉÉICUM n’ont pas reçu de nouvelles depuis le début de l’année universitaire. Ils ont demandé des réponses au ministre de la Santé, Benoît Bourque, avant le 22 septembre dernier.

N’ayant toujours pas eu de retour, ils ont passé à l’action par une annonce conjointe, pour demander au gouvernement provincial de respecter leur promesse en supprimant les frais associés à l’assurance maladie payable au moment de l’inscription aux sessions universitaires à l’Université de Moncton.

« Il y a d’une certaine façon, une lenteur dans le processus de mise en application des mesures prises par le gouvernement provincial. Nous espérons que le gouvernement puisse mettre en œuvre les paroles émises en février dernier. Une fois ces paroles mises en œuvre, nous saurons qu’effectivement que la rétention des étudiants est une volonté du gouvernement. »

— Samuel Jordan Nganga, président de l’AÉÉICUM

Selon le président de la FÉÉCUM Tristian Gaudet, le manque d’action concrète du gouvernement forme un abus de confiance pour les étudiants internationaux.

« L’impact financier, la facture en bout de ligne, ça l’a définitivement un impact. Je pense qu’on doit parler de bris de confiance. Pour avoir une rétention forte, il faut que tu aies quelqu’un qui se sent chez eux. Quand on te promet quelque chose, que la promesse ne va pas de l’avant, ça n’aide pas avec la confiance. »

— Tristian Gaudet, président de la FÉÉCUM

Certains étudiants n’adhèrent pas complètement

Des étudiants interrogés à la suite de l’annonce ont des opinions mitigées face au front commun de la FÉÉCUM et de l’AÉÉICUM. Certains croient que les étudiants internationaux devraient payer leurs frais d’assurances maladie puisqu’ils sont en sol canadien.

« Ça vaut la peine que les étudiants payent, parce que le système de santé canadien comparé au système de santé d’autres pays, c’est un bon système. 1000 $ [par an] pour un tel système, ça vaut la peine »

— Jonas Kayembe, étudiant à l’Université de Moncton. 

Du côté d’Alexandre Robichaud, étudiant de première année en droit, le point de vue est le même.

« Le système de santé coûte très cher, mais c’est très favorable au peuple. Les étudiants internationaux devraient avoir un montant à payer. »

Par contre, les deux étudiants sont d’avis que le gouvernement de Brian Gallant devrait être en mesure d’avoir appliqué l’allègement des frais promis à la rentrée universitaire cette année, puisqu’il en a fait la promesse en février dernier.

Le campus de Moncton de l’Université de Moncton compte 589 étudiants internationaux sur une population totale de 3411 étudiants.

 

MISE À JOUR: Le gouvernement offre une foire aux questions pour les étudiants internationaux

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a lancé sur leur site web une foire aux questions répondant aux questions concernant l’assurance maladie des étudiants internationaux dans les institutions post-secondaire.

Les étudiants de premier cycle et des cycles supérieurs ou de programmes de certificat ou de diplôme détenant un document d’Immigration Canada valide et fréquentant à temps plein un établissement d’enseignement agréé pendant une année d’études complète ont le droit d’accéder au régime d’assurance.

Par contre, les étudiants des cycles supérieurs qui travaillent, pendant leurs études, dans l’établissement d’enseignement agréé et qui détiennent un permis d’étudiant diplômé ne sont pas admissibles à la couverture au moyen de ce dernier, mais ils pourraient l’être au moyen de leur permis de travail.

Les étudiants participant à un programme d’échanges ne seront pas admissibles à la couverture d’assurance-maladie.

Pour Tristian Gaudet,  cette foire aux questions n’est pas suffisante. Il réitère sa demande d’une annonce concrète du gouvernement concernant l’accès et les modalités du programme.

Le gouvernement encourage les étudiants à discuter avec leur établissement d’enseignement concernant la couverture et les services non fournis par le régime d’assurance-maladie.

 

À propos
Journaliste CKUM

Anthony Azard est journaliste pour la radio communautaire CKUM. Il entame sa deuxième année du programme d’Information-communication. Il anime Le Point: édition du matin, du midi et du vendredi et couvre l’actualité du sud-est du Nouveau-Brunswick. Depuis 2016, il est aussi collaborateur occasionnel à l’émission « La Route des 20 » sur les ondes d’ICI Radio-Canada Première.

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