Le slam débarque à Moncton

Des slameurs en pleine action. Photo : Gracieuseté

Le slam est une forme d’art oratoire peu connue en Acadie, ce que les organisateurs du premier Festival international de Slam/Poésie en Acadie (FISPA) essaient de renverser. La directrice artistique nous en a parlé.

L’ouverture officielle a eu lieu jeudi. Vendredi midi, une journaliste de RFI sera présente à la bibliothèque Champlain de l’Université de Moncton, suivie d’une table ronde avec des professeurs.

La diversité sera au rendez-vous tout au long du festival de Slam/Poésie. Un groupe d’artistes de la Gaspésie sera présent, dont Philippe Garon. Il y aura des artistes nés au Nouveau-Brunswick mais vivant en Nouvelle-Écosse. Arthur Comeau, de la Nouvelle-Écosse, sera à l’évènement du samedi. Même RFI (la Radio France internationale) sera de la partie, ainsi que plusieurs autres. Beaucoup d’activités auront lieu sur le campus.

Des ateliers pour répandre le slam

Des ateliers de théâtre seront offerts pour rendre le slam encore plus accessible. Il va y avoir une joute oratoire le vendredi en soirée, puis un spectacle conventionnel. « Au niveau contenu, j’ai voulu qu’on se questionne sur la validité de ce qu’on fait, de ce qu’on peut améliorer. Alors j’ai programmé une table ronde pour qu’on explique le slam et la construction identitaire car les arts, la culture, le patrimoine, tout ça contribue à faire de nous ce que nous sommes », souligne-t-elle. Selon Marie-Thérèse, le slam est une grande discipline de l’engagement et peut contribuer à faire des caractères forts.

Une fin de semaine slam

Vendredi 10 novembre

  • Conférence d’Yvan Amar, journaliste de RFI
    • 12 h, Bibliothèque Champlain, local 176
  • Table ronde sur le slam et la construction identitaire en Acadie animé par Marie-Thérèse Landry
    • 14h-16h, Bibliothèque Champlain, local 178
  • Atelier d’introduction à l’écriture et à l’interprétation Slam offert au grand public, animé par Lou Poirier
    • 17h30-19h30, Centre étudiant, local B-149
  • Micro ouvert et Slam avec DJ Bones et MC Lu
    • 20h30, Le 63 (Centre étudiant)

Samedi 11 novembre

  • Slam qui peut ! – spectacle regroupant tous les artistes du festival
    • 20h-20h30 – 15 $ – Salle Bernard-LeBlanc, Centre Culturel Aberdeen

Le français dans les espaces publics de Moncton

Le FISPA veut miser sur le français dans les espaces publics. Pour cela, Marie-Thérèse Landry mentionne qu’une belle collaboration a été faite avec la compagnie Codiac Transpo. L’aspect important est de mettre l’accent sur le slam en français et sur la présence des gens exprimant une idée ou un message. L’élément clé est d’avoir un message à livrer.

« Je ne sais pas si ça se fait ailleurs, mais j’ai suggéré qu’on fasse les slams dans les autobus de la ville parce qu’on est une population avec un public captif. »

Marie-Thérèse Landry, directrice générale du Conseil provincial des sociétés culturelles et directrice artistique du FISPA

Selon elle, grâce à la présence du slam dans les transports en commun, les gens pourront voir le slam comme du divertissement ou quelque chose qui allège leur trajet, une curiosité, un cadeau offert.

À partir de l’arrêt du centre commercial Champlain, les performances de vendredi se font entre 8h50 et 9h30, et de 17h20 à 18h.

Marie-Thérèse Landry (deuxième), accompagnée de slameurs du FISPA. Photo : Gracieuseté

D’où le FISPA est venu

La directrice de l’évènement explique comment l’idée lui est venue d’organiser un festival de cette ampleur.

« J’ai participé en novembre dernier au forum sur la caravane internationale de l’humour à Antananarivo, au Madagascar. J’ai rencontré beaucoup d’artistes slameurs qui y participaient. Notamment, on était dans le cadre du sommet de la francophonie. Je ne connaissais pas le slam avant, mais là, j’ai pu vraiment saisir l’intérêt parce que j’ai vraiment trouvé que les messages étaient forts. Et là j’ai pensée oh, wow, il me semble que ça serait bien, ça, en Acadie. »

Les mots et idées échangés avec les gens rencontrés à Antananarivo ont contribué à la concrétisation du projet.

Étant restée en contact avec ces personnes au niveau international suite à son voyage au Madagascar, elle constate que ces slameurs venaient d’un peu partout à travers le continent africain, comme par exemple du Mali, de l’île Rodrigues ou encore de Madagascar.

Il existe plusieurs programmes fédéraux au niveau du patrimoine canadien permettant l’appui de ce genre de projet.

« Je suis revenue de voyage, j’ai déposé deux demandes, une en décembre et une autre au niveau du développement culturel qui a été acceptée. J’ai eu la réponse au mois de juillet. Et c’est vraiment à partir de juillet que nous avons enclenché le processus. Ça a été très rapide, mais je le savais, je me doutais qu’il y aurait quelqu’un qui voudrait nous aider » exprime-t-elle.

Author Details
Journaliste multimédia

Franco-Albertaine, Olivia Adié est venue à Moncton pour étudier le Common Law en français. Son parcours dans plusieurs régions du Canada, dont l’Université Saint-Boniface à Winnipeg, a éveillé sa curiosité, son intérêt pour l’actualité et son appréciation de la culture francophone. Elle entame sa deuxième année en Droit.

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