« Nos hommes dans l’Ouest » ouvre le 31e FICFA

Le film Nos Hommes dans l’Ouest offre un regard intime sur la vie de familles acadiennes en Alberta. Photo : Gracieuseté

Les cinéastes attendent ce rendez-vous annuel depuis plusieurs mois déjà. Le Festival international du cinéma francophone en Acadie (FICFA) ouvre ses portes dès aujourd’hui avec la présentation de plus de 100 films dans les régions de Moncton et de Dieppe.

Le film Nos hommes dans l’ouest de la cinéaste acadienne Renée Blanchar sera présenté ce soir à 20 h au Théâtre Capitol. Celle qui était venue présenter Les héritiers du club en 2015 avait fait salle comble lors de la 29e édition du festival.

Rejointe par téléphone, la réalisatrice Renée Blanchar parle de son film qui sera parsemé d’émotions. Il y est question d’exil, de choix de vie, de valeurs, mais surtout d’absence, l’absence d’un des membres de leur famille qui n’est plus présent à la maison pour les soutenir :

« On parle d’une réalité qu’on côtoie, mais qu’on ne connaît pas nécessairement. Dans le sens où, c’est comme une réalité en Acadie, le fait de devoir partir en exil pour gagner sa vie. »

Les gens qui assisteront à la première mondiale pourront voir une différente vision sur les raisons qui expliquent l’exil vers un autre milieu de travail et ses impacts sur « l’écologie de la famille ».

« On a peu l’occasion de rentrer dans le quotidien de ces familles. Je crois que déjà ça, c’est émouvant. On se rend compte que ce sont des vies qui sont ponctuées de retrouvailles et de départs. Je crois que c’est un accès privilégié à une réalité qu’on connaît, mais peu. »

La réalisatrice Renée Blanchar. Photo : Gracieuseté

Sur une période de six mois, la réalisatrice Renée Blanchar est partie à la rencontre de trois familles de la Péninsule acadienne, au Nouveau-Brunswick, qui lui ont ouvert leur porte, tant concrètement que sur le plan psychologique.

« Quand on fait un documentaire comme celui-là, on tente de capter le réel, ce qui est délicat. On arrive avec plusieurs personnes dans l’intimité des gens. Il faut à la fois établir un lien de confiance assez fort pour qu’il se passe quelque chose et il faut aussi arriver à se faire oublier. »

– Renée Blanchar, réalisatrice du film Nos hommes dans l’ouest

« C’est sûr que c’est un honneur, parce que sincèrement ça crée aussi un évènement autour d’un film. Des fois, c’est toujours difficile de créer un momentum autour d’un film et on le sent. L’ouverture d’un festival, c’est l’une des plus belles façons de sortir un film. »

7e angle sur l’art : de grandes entrevues à CKUM

Cette année, CKUM présentera le segment 7e angle sur l’art. Chaque jour, les journalistes des MAUI s’entretiendront avec des personnalités du milieu cinématographique en Acadie et au Québec. Au menu, des histoires touchantes, de tournages et de découvertes.

L’émission Étouffe-toi pas avec Jacques-André Lévesque deviendra le point de rencontre de ces artistes. Les gens pourront suivre ces entrevues du lundi au vendredi jusqu’au 24 novembre. Elles seront disponibles en webdiffusion sur la plateforme Mixcloud.

 

À propos
Journaliste CKUM

Anthony Azard est journaliste pour la radio communautaire CKUM. Il entame sa deuxième année du programme d’Information-communication. Il anime Le Point: édition du matin, du midi et du vendredi et couvre l’actualité du sud-est du Nouveau-Brunswick. Depuis 2016, il est aussi collaborateur occasionnel à l’émission « La Route des 20 » sur les ondes d’ICI Radio-Canada Première.

Partagez!
Advertisment ad adsense adlogger