Un film en noir et blanc qui colore la vie

Le film présenté par le Ciné campus est une sélection de Herménégilde Chiasson, artiste acadien et ancien lieutenant-gouverneur du nouveau Brunswick, à la demande du Festival International Francophone en Acadie. Et spécialement pour les cinéphiles, ce soir, c’est François Truffaut qui animera la toile blanche avec l’une de ses créations. « Les 400 coups » est le premier film de ce réalisateur qui était, à cette époque, désigné comme critique de cinéma sévère. Et quel meilleur sujet pour une première que celui de sa propre enfance?

Cette autobiographie d’une adolescence difficile dans les quartiers pauvres de Paris est interprétée par le jeune acteur Jean Pierre Léaud, qui signe son premier rôle lui aussi. Ce film est largement influencé par le genre français « la nouvelle vague », porté par d’autres réalisateurs comme Jean-Luc Godard et Jacques Rivette, reconnaissable à une esthétique et un rapport à l’image teinté de réalisme.

Le film n’a pour autre ambition que de raconter simplement la réalité de l’enfance de François Truffaut, dans un Paris pauvre où la vie est difficile, à travers les yeux du personnage d’Antoine Doinel. L’immersion dans le film est complète grâce aux nombreux plans séquences, captant les images du film au milieu de la vie quotidienne des habitants de Paris. Le personnage principal fait vagabonder les spectateurs entre le rire et le désespoir, profitant d’une atmosphère rude, presque pesante et intensifiée par la durée des plans dans lesquels l’auditeur a le temps de ressentir toute la tension de la situation.

La légèreté et la simplicité n’enlèvent rien à la dynamique du film et contribuent à le rendre très agréable à témoigner son histoire. Le noir et blanc, additionné à de petites musiques, offre une nouvelle dimension au film.

 

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