Financement bonifié du N.-B. : plus d’argent pour les étudiants et les universités

Troisième budget déposé par le gouvernement de Brian Gallant. Photo archives/Samuel Legresley.

Les étudiants du Nouveau-Brunswick pourront bénéficier du dernier budget de capital 2017-2018 du gouvernement du Nouveau-Brunswick déposé à l’Assemblée législative mardi après-midi. Contrairement à celui soumis l’an dernier sous le signe de l’austérité, le gouvernement remet de l’argent sur la table, notamment dans les enveloppes de l’éducation et du postsecondaire.

 

Les étudiants qui travaillent au salaire minimum seront soulagés d’apprendre qu’ils verront leurs chèques augmenter. Le salaire minimum augmentera à 11 $ l’heure à compter du 1er avril 2017.

 

La ministre tient à rappeler les actions que le gouvernement a adopté récemment.

 

« Notre gouvernement a déjà éliminé la contribution des parents et du conjoint des prêts étudiants pour que tous les étudiants puissent avoir une éducation plus accessible. Nous avons lancé également notre programme historique de gratuité des frais de scolarité pour rendre l’éducation plus accessible et plus abordable pour aider nos universités et collèges à surmonter les défis d’inscription », a indiqué Cathy Rogers en Chambre en faisant référence à la création du programme de gratuité des frais de scolarité, le Programme d’aides aux études (PAE).

 

Une hausse dans le budget du ministère de l’Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail comprendra des subventions pour les différents établissements et chaires de recherches dans la province. Le financement des universités sera bonifié de 45 millions de dollars sur quatre ans pour les quatre universités financées par les fonds publics de la province. Dix millions de dollars devront être partagés entre les universités sur quatre ans, la moitié de financement doit être utilisée pour des projets pilotes.

 

La ministre des Finances, Cathy Rogers, a déposé le troisième budget du gouvernement Gallant mardi après-midi, un budget total de 9,189 milliards de dollars, soit une augmentation des dépenses de 439 millions a été adoptée. Malgré l’optimisme que Rogers a exprimé en Chambre, le déficit budgétaire est maintenant évalué à 191 millions de dollars, ce qui monte la dette de la province à 14 milliards de dollars.

 

Incapable d’applaudir une augmentation de 1%, clame la FÉÉCUM

Quelques minutes après la fin du discours de la ministre des Finances Cathy Rogers, la Fédération des étudiantes et étudiants du Campus universitaire de Moncton (FÉÉCUM) se dit incapable d’applaudir la faible augmentation au financement des universités. L’organisation considère que le grand retard du gouvernement dans le financement a placé l’Université de Moncton dans une situation précaire.

 

« Entre l’inflation, les hausses salariales mandatées par les conventions collectives, et la détérioration continue des infrastructures, on ne rattrape même pas le manque à gagner. Comment assurer la qualité de l’éducation dans de telles conditions? », condamne la présidente de la FÉÉCUM, Roxann Guerrette, par voie de communiqué.

 

Cette dernière prévoit même une autre augmentation des frais de scolarité pour les étudiants de l’Université de Moncton. « Les étudiant.e.s canadien.ne.s pourraient faire face à une autre augmentation de 114$ »

 

La Presse canadienne a appris d’une source gouvernementale que l’aide financière aux étudiants serait bonifiée de 5%, par contre, aucune annonce n’a été faite durant le dépôt du budget en chambre. La FÉÉCUM dit attendre qu’une annonce soit effectuée concernant le programme d’aide financière.

 

À propos
Journaliste CKUM
Anthony Azard est journaliste pour la radio communautaire CKUM. Il entame sa deuxième année du programme d’Information-communication. Il anime Le Point: édition du matin, du midi et du vendredi et couvre l’actualité du sud-est du Nouveau-Brunswick. Depuis 2016, il est aussi collaborateur occasionnel à l’émission « La Route des 20 » sur les ondes d’ICI Radio-Canada Première.
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