Culture, confiance et capacités cognitives: le gala Miss & Mister Moncton international 2016

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Photo contribution Dayna Muzey

Une expérience multiculturelle, le Gala Miss & Mister Moncton international 2016 a choisi six gagnants, trois hommes et trois femmes, le samedi 17 septembre dernier au pavillon Jeanne-de-Valois. Les gagnants dans la catégorie des Misters sont Evariste Kesse de la Côte d’Ivoire comme deuxième dauphin, Karim Atmane de l’Algérie comme premier dauphin et Haqq Adeoye du Bénin comme Mister Moncton international 2016. Dans la catégorie des Miss, Massa Kamara du Libéria comme deuxième dauphine, Noela Dikesa de la République Démocratique du Congo comme première dauphine et Carella Birba du Burkina Faso comme Miss Moncton international 2016.

En culture comme en société, la diversité est ce qui enrichit. Patriote du multiculturalisme, William Bougaire est le régisseur et le coordinateur en chef des galas Miss & Mister Moncton international depuis 2014.

« On cherche quelqu’un qui pourra représenter la communauté internationale, quelqu’un qui pourra s’exprimer au niveau de la communauté, qui fera des actions humanitaires et qui pourra défendre la communauté au besoin », explique-t-il, lors d’une entrevue avec Le Front au sujet de la sélection des candidats et des candidates pour le gala.

Originaire du Burkina Faso, Bougaire espère faire connaître les différentes cultures présentes au gala afin que ce dernier ait une fonction éducative, non seulement pour les spectateurs, mais également chez les candidats.

Trois mois d’aventure: l’entraînement

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Photo contribution Dayna Muzey

Suivis et documentés, les candidat(e)s ont reçu de la formation journalière en danse, en théâtre, en chant, en tenure, en style, en culture générale et encore plus. Les talents individuels, pour lesquels les concurrent(e)s ont été assignés des entraîneurs ayant assez d’expérience pour les conseiller, étaient d’une grande variété culturelle; passant de danses traditionnelles au rap et du chant aux parodies dramatiques. Parmi les 12 candidats, la grande diversité culturelle s’est dite évidente tout au long des entraînements et lors de la représentation finale.

Les candidats et candidates: une expérience révélatrice

Pour plusieurs candidats, l’expérience a effectivement joué un grand rôle éducatif au cours de leur entraînement. Suite à des entraînements des trois derniers mois, Bougaire affirme que chacun et chacune des candidat(e)s a reçu une formation considérable en culture générale. Une de ces candidates, Léa Gagné du Canada, avoue lors d’une entrevue avec Le Front que ses connaissances géographiques et culturelles se limitaient plutôt à son propre pays avant sa participation au Gala.

« Pour moi, l’Afrique c’était un pays » admet l’une des deux candidates canadiennes.

Gagné affirme que cette expérience lui a donc permis d’acquérir une grande variété d’éléments culturels et géographiques qu’elle ignorait.

De son côté, Rami Shetrit de l’Arabie Saoudite dit que même s’il s’y connait déjà bien en culture, il a tout de même appris quelque chose de chacun des ateliers offerts lors des entraînements.

Bien plus que les apparences

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Photo contribution Dayna Muzey

Malgré l’importance des tenues des candidat(e)s du gala, William Bougaire, coordinateur de la soirée, insiste sur le fait que les apparences ne sont pas l’élément primordial qui marque une bonne performance:

« Plusieurs pageants s’attardent juste sur le physique. Nous, on est contre ça. (…) Le physique compte pour moins de 30%. C’est vraiment ce qui est talent, individuel et national, donc on montre vraiment les pays dans la partie culturelle. »

Bougaire souhaite aussi changer la mentalité canadienne en rapport aux pageants:

« On espère changer beaucoup de choses au niveau de la perception. Les pageants sont un peu mal vus au Canada. Chez nous, c’est incompréhensible parce que c’est très, très apprécié. Donc, on espère vraiment de changer la mentalité ici (…) » exprime Bougaire.

Le multiculturalisme se prononce fort à cet événement, que ce soit par les performances et les tenues traditionnelles des candidat(e)s ou tout simplement par l’échange culturel qu’ils ont maintenu entre eux au cours de l’expérience.

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