Une Géante Bleue et Or éclipsée

Un nouveau sport à l’université qui n’a pas le support qu’il mérite? Voici donc un éditorial pour encourager le groupe de cheerleading à continuer son beau travail et pour faire tomber quelques mythes à leur propos.

Ce petit amas stellaire de jeunes femmes a commencé à former sa propre constellation il y a maintenant trois ans en devenant une équipe sportive de meneuses de claque. Malgré leurs meilleurs efforts inlassables et leur pression continuelle, elles ne portent pas encore le titre d’Aigles Bleues. Leur aspiration à devenir une part de cet emblème universitaire se perçoit dans leur nom actuel : le Bleu et Or. Lorsqu’elles demandent les raisons pour ce déni de reconnaissance, les réponses sont nébuleuses. En fait, il semblerait que l’université soit une exoplanète en train d’orbiter autour d’un autre astre déjà : les Aigles Bleus. Une malheureuse occultation pour ces étoiles qui désirent faire partie de leur galaxie universitaire.

Malgré l’héliocentrisme monétaire apparent vers les autres équipes sportives, le Bleu et Or arrive à se financer tant bien que mal. Avec beaucoup de ressources et de levées de fonds de toutes sortes, elles arrivent à assumer leur budget par leurs propres moyens. Par contre, si l’université leur accorde un plan de financement, elles ont déjà un premier projet en vue : l’achat de nouveaux matelas d’entrainement qui pourraient être bénéfiques pour toutes les équipes sportives.

En terme de performance, elles savent surpasser les attentes. Malgré leur formation assez récente en tant qu’équipe, elles réussissent excellemment dans les compétitions, atteignant jusqu’à une deuxième position dans leur premier concours, le CheerExpo. Ceci se démontre mal dans un diagramme HR lorsque l’éclat et la couleur des étoiles ne correspondent pas.

L’Université de Moncton pourrait trouver beaucoup de profit en apportant plus d’attention à cette équipe sportive. Non seulement ce sport donne un aspect différent et de la nouveauté à l’université, c’est aussi un sport typiquement perçu comme plus féminin. Cela pourrait donner une bonne image diversifiée et inclusive qui peut apporter beaucoup de publicité. Aussi, plusieurs écoles secondaires dans les environs ont déjà ce sport d’établi, donc offrir la possibilité de continuer ses études dans sa langue et dans son sport favori aussi invite encore plus de recrutement universitaire par la force de gravitation.

Mais pour ce faire, il faut que le campus veuille diriger son regard vers cette merveilleuse équipe en pleine supernova. Leurs esprits telluriques convergent toujours vers les sports plus populaires des Aigles Bleus et cela les empêche de bien voir cet astérisme en formation. Il faut accorder un équinoxe à ce sport qui reçoit moins de lumière que tous les autres groupes sportifs. On ne devrait pas avoir besoin d’un VLT pour percevoir cette brillance contenue. Ces athlètes Vénusiennes pourraient très bien devenir une Étoile du berger pour l’université.

 

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