« Get Connected », la consécration

Si l’hôtel de ville de Moncton pouvait parler, il ferait sans doute remarque du tout dernier évènement Get Connected. Jeudi dernier s’est tenu le premier événement de ce type à Moncton : une rencontre élèves acteurs de la région, sous le haut patronnât de l’AÉÉICUM. Cela faisait quelques temps que l’association des étudiants étrangers faisait la promotion de cet événement. Get Connected a certainement dû faire le bonheur des participants – voici un retour sur un évènement hautement médiatisé.

Un évènement riche et diversifié

Parmi la centaine de participants, on retrouvait des étudiants des horizons divers : l’Université de Moncton, Collège de Dieppe. D’anciens étudiants de l’UdeM sont aussi venus témoigner. C’est le cas de Taha Maarous, qui travaille chez JD Irving, après un baccalauréat en Gestion des opérations à l’Université de Moncton. Il a rapidement retracé son parcours, de sa venue de son Maroc natal, jusqu’à son arrivée à Moncton, son installation, et son implication dans divers domaines, tel que le football ainsi que l’association des étudiants de la faculté d’administration. Monsieur Maarous n’a pas oublié de rappeler que s’il a pu avoir son poste à JD Irving, c’est à cause du bénévolat et du réseautage. Autre participation notable est celle de Trevor MacAusland, directeur du développement des entreprises chez 3+, un organisme chargé d’accompagner les migrants dans leurs ambitions entrepreneuriales. On notera de son intervention la phrase mythique, «Your network, is your networth» (Ton réseau est ta valeur nette). Des partenaires économiques étaient présents pour essayer de sensibiliser les étudiants à la cause professionnelle. On peut, entre autres, noter la présence de 3+ corporations, Venture Garage et La Chambre de Commerce du Grand Moncton, l’idée étant de favoriser le rapprochement entre ce secteur et les étudiants. Des organismes de bénévolat étaient aussi présents.

« Au Canada, le bénévolat est considéré comme une expérience de travail », comme nous l’a rappelé une immigrée sénégalaise, longtemps impliquée dans la cause.

Un rayonnement dans la région

Selon Statistique Canada, la ville de Moncton est la quatrième ville qui croît le plus vite avec un taux de croissance démographique d’environ 9.7% (recensement entre 2006 et 2011). Avec un tel potentiel, il est primordial pour la ville de faire bouger ses secteurs d’activité.

Cela passe notamment par l’insertion des étudiants étrangers, qui, une fois leurs diplômes en poche, s’envolent vers les grandes villes. Sur le site de la ville de Moncton, on peut lire :

« En 2013, tout au long du Sommet sur l’immigration du Grand Moncton, les chefs de file de la collectivité et du milieu des affaires ont exprimé leur souhait de voir notre collectivité continuer à jouer un rôle de centre urbain dynamique et en pleine croissance dans la province. À la suite du Sommet sur l’immigration et de consultations privées avec les intervenants en immigration, la Stratégie d’immigration du Grand Moncton a été créée. La stratégie compte quatre principaux piliers, soit, l’attraction, l’intégration, le maintien et les affaires/l’entrepreneuriat. Un des objectifs de la stratégie est d’utiliser davantage les systèmes d’éducation postsecondaire comme canal d’immigration.»

Pour un premier début, cette activité fut un succès dans l’ensemble. Le souci de Lisa Griffin Ndour, une des organisatrices de l’évènement, était l’implication des étudiants et ils étaient là, ils ont répondu présents à l’appel.

« Espérons que le prochain bureau de l’AÉÉICUM saura être aussi dynamique », confie discrètement, dans le brouhaha de la foule, Christian Kalandé, président en exercice de l’AÉÉICUM.

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Un passionné d’informatique pris d’un amour fou pour l’écriture. A travers les mots, on peut éduquer.
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