Hausse des frais de scolarité à l’Université de Moncton

par Anthony Doiron

Les étudiants s’indignent

C’est le branle-bas de combat pour les étudiants de l’Université de Moncton.

Les droits de scolarités de l’université acadienne augmenteront de 999 $ pour les étudiants internationaux et de 149 $ pour les étudiants canadiens pour l’année 2013-2014. Seule une diminution symbolique de 1 $ des montants initiaux fut acceptée. C’est ce qu’on apprit les quelque 300 manifestants présents aux portes de la salle où le Conseil des gouverneurs a adopté le budget 2013-2014 de l’Université de Moncton, ce samedi 13 avril.

La manifestation a été annoncée pour 13 heures dans le but d’affecter le vote des gouverneurs sur la question du budget, qui devait avoir lieu à 15 heures. Le point à l’ordre du jour fut plutôt déplacé et voté en matinée, devançant ainsi les manifestants.

Indignés de cette nouvelle, la colère des étudiants était apparente.

« Non à la hausse, » ont-il continué à scander de plus belle, « nous ne somme pas des vaches à lait. »
Ils ont en suite fait éruption dans la salle où siégeaient les gouverneurs afin d’exiger des explications. L’échange entre les gouverneurs et les manifestants dura près d’une trentaine de minutes.

Des échanges musclés

« Nous, on se demande pourquoi on doit s’attaquer aux étudiants en leur demandant 1000$ de plus, » demanda une manifestante. « Êtes-vous prêt à faire un gel de salaire, vous ? »

Tentant de se faire entendre au-dessus des sons des vuvuzelas et des slogans scandés par les manifestants, Raymond Théberge, vice-chancelier et recteur de l’établissement, a affirmé comprendre ce que les étudiants pouvaient ressentir, mais a souligné qu’il devait néanmoins s’assurer du bon fonctionnement de l’Université.

« On comprend votre position, mais je pense qu’on a pris la meilleure décision qu’on pouvait étant donné les circonstances, » dit-il.

Lise Bastarache, membre du Conseil des gouverneurs, dit aux manifestants qu’ils se sont trompés de cible et que c’est le gouvernement qui devrait être blâmé pour cette hausse.

Rappelons que le gouvernement conservateur de David Alward, lors du dépôt du budget en mars dernier, n’a accordé aucune augmentation du financement accordé à l’éducation postsecondaire au Nouveau-Brunswick.

Une autre manifestante s’est avancée et a demandé aux gouverneurs s’ils seraient prêts à marcher dans les rues de la capitale provinciale avec les étudiants.

Les gouverneurs se contentèrent de dire qu’ils supporteraient les manifestants étudiants dans leurs démarches. Seul Stéphane Robichaud, président de l’Association des anciennes et amis de l’Université de Moncton, promit aux étudiants de marcher à leur côté.

Les indignés

Par la suite, lors d’une réunion publique impromptue au Coude, le café-bar étudiant, Kevin Arseneau, président de la FÉÉCUM (Fédération des étudiantes et étudiants de l’Université de Moncton), a invité le recteur, aussi présent, à aller rencontrer le Ministre de l’Éducation postsecondaire dès la semaine prochaine en vue de régler cette crise le plus tôt possible.

« [S’adressant au recteur] Je pense qu’à partir de maintenant, après tout ce qui a été dit aujourd’hui, [les gouverneurs] n’auront plus le choix de sortir dans les rues manifester avec nous autres, » dit-il.

M. Arseneau souligne que les étudiants ne baisseront pas les bras et affirme qu’ils continueront de démontrer leur mécontentement face à cette hausse.

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  • On dirait que la direction s’amuse à nous cracher au visage.

  • Il n’y a pas à dire, j’adore l’énorme leadership et l’audace du nouveau conseil étudiant! Il y a de quoi à être fier!

  • Anonymous

    Aucun mention du dommage causé par certains gens qui ont participé à la manifestation?

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