L’importance de l’implication étudiante selon Pro Bono

Les coordinateurs de Pro Bono à la soirée de lancement, jeudi dernier. Photo : Olivia Adié, Le Front

Au lancement de la nouvelle saison, Pro Bono met l’accent sur l’implication étudiante. Déjà installé depuis plusieurs années sur le campus, le service d’aide juridique des étudiants en Droit multiplie les projets cette année.  

Une soirée 5 à 7 a lancé l’année pour la section Moncton de Pro Bono Students Canada (PBSC), jeudi dernier.

L’événement vins fromages était axé autour d’un thème : « l’importance de l’implication ».

Pour la coordinatrice du volet régulier de Pro Bono, Julie Daigle, cette première soirée a été un grand succès.

« Un grand nombre d’étudiants de la faculté de droit étaient présents, quelques-uns de nos avocats superviseurs, des professeurs, le doyen ainsi que notre conférencière Mme Aldéa Landry. »

Lors de la soirée de lancement, de gauche à droite : Jonathan Bédard coordinateur de Pro Bono famille, la conférencière invitée Aldéa Landry, le doyen de la faculté de droit Fernand De Varennes et Julie Daigle, coordonnatrice de Pro Bono régulier. Photo : Olivia Adié, Le Front

Cette avocate, entrepreneure et ancienne femme politique incarnait bien le leadership, thème de la soirée, selon la coordonnatrice.

« En faisant un peu de recherche sur cette dame, je me suis dit qu’elle serait idéale pour inspirer nos étudiants à pousser leur pensée et à s’impliquer dans leur communauté. »

– Julie Daigle, coordinatrice du programme régulier de Pro Bono

Aldéa Landry a partagé son expérience dans le domaine du droit, tout en donnant des conseils reliés à l’importance de l’implication.

« Lorsque j’étudiais en droit dans les années 60-70, je n’avais pas cette opportunité-là. Aujourd’hui, vous avez non seulement la chance d’avoir des cours comme droit et égalité et aussi l’opportunité en tant qu’étudiants de venir en aide à la communauté. »

– Aldéa Landry, conférencière invitée

Les nouveaux projets de Pro Bono

Les nouveaux projets pour l’année ont été révélés pendant la soirée vins fromages.

Les étudiants acceptés au programme recevront des formations d’éthique et de professionnalisme. Le but sera « de s’assurer que les étudiants sont du plus haut calibre possible » précise la coordinatrice.

Les étudiants devront mettre de trois à cinq heures chaque semaine dans leur projet respectif, ce qui équivaut à environ 60-100 heures pour toute l’année.

Deux projets auront lieu directement sur le campus.

En collaboration avec l’Association des étudiantes et étudiants internationaux (AÉÉICUM), des étudiants internationaux pourront consulter les membres de Pro Bono et un avocat pour connaître les moyens juridiques face à la discrimination sous diverses formes.

Les étudiants du programme iront aussi discuter d’accès à la justice sur la radio étudiante CKUM, une fois par mois.

Du côté de la section famille, le coordinateur Jonathan Bédard se concentre sur la clinique du droit de la famille.

« Mon but, c’est de la faire migrer au tribunal à la Cour municipale pour que ça puisse être directement implanté là », dit-il.

Il veut aussi inciter un financement de la part du gouvernement en collectant des statistiques sur le nombre de personnes qui ont bénéficié du programme.

Les coordinateurs de Pro Bono à la rentrée 2017. Crédit : Facebook – Pro Bono Moncton

Pro Bono, un programme bien installé sur le campus

La faculté de droit du campus de Moncton fait partie du réseau national d’étudiants Pro Bono depuis une dizaine d’années.

Ce programme d’étudiants offre des services juridiques gratuits à travers le Canada, avec l’aide d’avocats et de professeurs en droit.

« Pro Bono, c’est vraiment une réponse aux besoins de la communauté et des étudiants », mentionne Jonathan Bédard.

Le programme régulier de Pro Bono à Moncton touche les questions d’immigration, de discrimination, de droit d’auteur et encore plus.

Plusieurs initiatives d’aide juridique sont déjà en place.

« Nous avons 13 différents projets, ce qui comprend 27 à 33 placements étudiants » explique Julie Daigle, coordonnatrice du programme régulier.

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Journaliste multimédia
Franco-Albertaine, Olivia Adié est venue à Moncton pour étudier le Common Law en français. Son parcours dans plusieurs régions du Canada, dont l’Université Saint-Boniface à Winnipeg, a éveillé sa curiosité, son intérêt pour l’actualité et son appréciation de la culture francophone. Elle entame sa deuxième année en Droit.
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